Serge Avédikian et Le Scandale Paradjanov

Le Scandale Paradjanov de et avec Serge Avédikian

Serge Avédikian était le 22 avril dernier au cinéma Les 400 Coups pour présenter son premier long métrage de fiction Le Scandale Paradjanov, dans lequel il joue également le rôle principal. Surtout connu du grand public comme comédien, Serge Avédikian construit depuis de nombreuses années son œuvre de réalisateur, à coup de documentaires expérimentaux et de courts-métrages d'animations (ou non), aussi personnels que réussis et reconnus : Chienne d'histoire lui a rapporté la Palme d'Or du court métrage, à Cannes en 2010. Autant dire qu'il était mieux que quiconque à même de relever le défi de ce "Scandale Paradjanov".
Réalisateur arménien, né en Géorgie, ayant tourné "le plus beau film ukrainien", Sergueï Paradjanov, est une personnalité complexe, anticonformiste, un artiste complet, contesté par le régime Soviétique qui tenta de le museler en le condamnant à près de 5 ans de prison. Ses films - Les Chevaux de feu ou Sayat-Nova, notamment - sont des œuvres d'art flamboyantes, une succession de tableaux vivants. Raconter les 30 dernières années de la vie de cet homme hors norme, faire ressentir sa personnalité, rendre hommage à son cinéma et son art sans tomber dans la banale illustration, relevait bel et bien du défi, que plusieurs réalisateurs avait refusé. Choisi par les producteurs ukrainiens pour interpréter le rôle titre, Serge Avédikian, qui a connu Paradjanov, s'est imposé naturellement pour la réalisation du film, porté par son expérience du cinéma d'animation qui va, dit-il "au delà de l'influence !"
" Ce film, explique-t-il, est une somme de toutes les expériences que j'avais vécu avant. J'avais travaillé sur tous les supports, 16 mm, 35 mm, noir et blanc, couleurs, stylisés, animés, truqués, re-filmés... J'ai utilisé toutes ces expériences pour styliser ce que je considérais qui devait l'être dans ce film"
Proposé en séance unique aux 400 Coups, Le Scandale Paradjanov est un grand moment de cinéma, sur le cinéma, qui en dit aussi long sur son sujet que sur son réalisateur et comédien principal, dont il faut absolument saluer la performance.
Emmanuelle Blanchet - 24/4/2015

A écouter :

Extrait du débat d'après projection. Serge Avédikian parle de Paradjanov et explique comment il est devenu le réalisateur du film.

Le réalisateur et comédien Serge Avédikian mercredi au 400 Coups

Affiche du film Le Scandale Paradjanov

Ce mercredi 22 avril, c'est un ami fidèle de L'Autre Cinéma, le comédien et réalisateur Serge Avédikian, qui viendra présenter son nouveau film, Le Scandale Paradjanov, au cinéma Les 400 Coups, à Villefranche.
Palme d'Or à Cannes en 2010 pour son court métrage d'animation Chienne d'histoire, qu'il avait présenté aux 15es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais, Le Scandale Paradjanov est son premier long métrage de fiction.
Evocation de la vie mouvementée de Sergueï Paradjanov, réalisateur soviétique d’avant-garde, à la fois poète, plasticien et touche-à-tout, auteur de films cultes, tel que Les Chevaux de feu, et dont l'anticonformisme, dans un pays qui refuse les artistes déviants, lui valut cinq années d’emprisonnement, le projet ne pouvait échapper à Serge Avédikian. L'homme a en effet connu personnellement Paradjanov qu'il considère comme "un père spirituel".
Film inspiré et poétique, Le Scandale Paradjanov, se démarque avec élégance des bêtes biopics en vogue ces derniers temps. On y retrouve toute la folie créative de Paradjanov, que seul sans doute Avédikian pouvait transmettre sans trahir.
E.B. 17/04/2015

Cinéma Les 400 Coups, mercredi 22 avril à 20 h 30 - Renseignements

2e Biennale Féminin Pluri'Elles

Affiche 2e biennale Feminin PLuri'Elles

Depuis le 11 mars et jusqu’au 7 avril, le cinéma Les 400 Coups, propose, en partenariat avec l’association L’Autre Cinéma, la deuxième édition de son panorama des meilleurs films consacrés aux femmes.
Au programme, 13 longs métrages et 4 courts, répartis en quatre catégories : « Des Portraits », « Elles sont d’ailleurs », « Destinées » et « Ciné-gamines ». Parmi ces films, quelques petits bijoux à ne pas rater, à l’instar de Tokyo Fiancée du belge Stefan Liberski, de Fidelio, de Lucie Borleteau et Hope, le très beau film sans concession sur le parcours d’une jeune nigériane tentant de pénétrer en Europe, signé Boris Lojkine.
A l’occasion de la biennale, également, deux films en sortie nationale, Journal d’une femme de chambre de Benoit Jacquot, avec Léa seydoux, Vincent Lindon et Big Eyes de Tim Burton, avec Amy Adams, Christoph Waltz et un en avant-première, L’Astragale de Brigitte Sy, avec Leïla Bekhti, Reda Kateb. Enfin, l’un des temps forts de cette biennale sera incontestablement la venue du réalisateur Olivier Ducray et de l’infirmière Françoise, le 27 mars à 20 h 30, pour la présentation du documentaire La Vie des gens.
Programme complet
E.B. - 12/02/2015

"Encore et toujours" et "Alec Guiness, Master of the British Comedy : la preuve par trois !" aux 400 Coups

Affiche du film El Gusto de Safinez Bousbia, le 27 février à 19 h 30 au cinéma Les 400 Coups à Villefanche

Lieu de diversité s'il en est, le cinéma Les 400 Coups ne pouvait qu'être interpellé par la triste actualité. C'est la raison pour laquelle il propose jusqu'au 6 mars, un mini cycle intitulé "Encore et toujours", parce que c’est la vocation des 400 coups que de montrer les images du monde que vous ne pouvez pas voir dans les cinémas généralistes, encore et toujours !
Au programme trois soirées très spéciales. Le vendredi 20 à 20 h 30, place à Caricaturistes, Fantassins de la démocratie, documentaire de Stéphanie Valloatto. La séance, unique, sera présentée par Alban Poirier, cinéaste, membre de l’EIRIS (Equipe Interdisciplinaire de Recherche sur l’Image Satirique) et grand collectionneur, passionné de caricature et d’humour graphique. Il animera cette soirée avec une sélection de caricatures projetées sur l’écran. En introduction il parlera de l’histoire de la caricature depuis ses débuts. Une partie de la recette sera reversée à Charlie Hebdo.
Le vendredi 27 à 19 h 30, le cinéma offre un ciné-concert "A la rencontre des musiques Chaabi", en partenariat avec Le Maghreb des films, avec en première partie le documentaire El Gusto de Safinez Bousbia, et en deuxième partie un concert du groupe lyonnais Nouiba. Enfin vendredi 6 mars, à 20 h 30, nouvelle séance unique, du premier film du slammeur Abd Al Malik, Qu’Allah bénisse la France, adapté de son livre autobiographique. Cette séance spéciale est organisée avec Moktar Elgourari, président de l’association culturelle Le Maghreb des films. Elle sera présentée par Farid L’haoua, militant antiraciste, ancien porte-parole de la Marche des Beurs des Minguettes pour l’égalité en 1983.

"Encore et toujours" la diversité ! L'ambiance sera radicalement différente dans l'autre "mini cycle" offert aux heureux cinéphiles particulièrement choyés, du 18 févier au 10 mars : "Alec Guiness, Master of the British Comedy : la preuve par trois !" Avec... trois films de Sir Alec Guiness. Du 18 au 24 février, Noblesse Oblige de Robert Hamer (Grande-Bretagne, 1949 / 1h46) ; du 25 février zu 3 mars, L'Homme au complet blanc de Alexander Mackendrick (Grande-Bretagne, 1951 / 1h25) et, du 4 au 10 mars, Tueurs de dame, du même Alexander Mackendrick (Grande-Bretagne, 1955 / 1h31).
EB - 16/02/2015
Renseignement et programme complet


Les films à voir pour les fêtes

Envie de cinéma pour ces fêtes de fin d'année ? Cela tombe bien ! Au moins trois films incontournables, pour Cineartscene, sont à l'affiche ces jours au cinéma Les 400 Coups. A commencer par Timbuktu, le nouveau film d'Abderrahmane Sissako, injustement ignoré par le jury du dernier festival de Cannes. Inspiré par les effroyables événements de 2012 à Tombouctou, lorsque que la ville est tombée sous le joug des extrémistes religieux, le film est un sanglot poétique, non dénué d'humour, qui adopte à chaque scène la bonne distance pour dézinguer sans sang ni pathos les hystériques de la foi.
D'un tout autre genre, mais non moins délectable, Zouzou, premier long métrage de Blandine Lenoir, réjouira les amateurs de comédies intelligentes, fantaisistes...et féministes !
Et enfin, last but not least, sans doute le film OVNI de l'année : Mange tes morts - Tu ne diras point, de Jean-Charles Hue. Tourné avec des comédiens amateurs tous issus le la communauté des gens du voyage, plus précisément de la famille Dorkel, Mange tes morts est un film dérangeant, sur le fil du rasoir : alors que Jason Dorkel, s’apprête à célébrer son baptême chrétien, son demi-frère Fred revient après plusieurs années de prison. Ensemble, accompagnés de leur dernier frère, Mickael, un garçon impulsif et violent, les trois Dorkel partent en virée dans le monde des « gadjos » à la recherche d’une cargaison de cuivre... Inspiré par le cinéma de genre, Jean-Charles Hue fait de cette histoire un thriller crépusculaire d'une noirceur totale, sublimée par une photographie de toute beauté. Et les comédiens crèvent l’écran comme rarement. Film « fragile » par excellence, Mange tes morts - Tu ne diras point doit être vu et soutenu !
Horaires et programme complet
E.B. - 17/12/2014

1914-2014 - Deux cinéastes en guerre contre la guerre

Ce vendredi 5 décembre, le cinéma Les 400 Coups entame pour notre plus grand bonheur sa deuxième saison des "Vendredis font mauvais genre". Le thème choisi pour cette 8e édition est le film antimilitariste, plus exactement "1914-2014 - Deux cinéastes en guerre contre la guerre". L'occasion de projeter deux films formidables, deux chefs-d'oeuvres vraiment cultes et très rarement vus sur grand écran : Les Sentiers de la gloire, de Stanley Kubrick (1958) et Johnny got his gun de Dalton Trumbo (1971).
Longtemps censuré en France le film de Kubrick, se déroule en 1916, durant la Première Guerre mondiale. Le général Broulard ordonne au général Mireau de lancer une offensive suicidaire contre une position allemande imprenable, surnommée "La fourmilière". Au moment de l'attaque, les soldats tombent par dizaines et leurs compagnons, épuisés, refusent d'avancer...
Johnny got his gun, se passe lui aussi durant la Première Guerre mondiale. Son héros, un jeune soldat blessé par une mine, a perdu ses bras, ses jambes et toute une partie de son visage. Il ne peut ni parler, ni sentir mais reste conscient. Dans la chambre d'un hôpital, il tente de communiquer et se souvient de son histoire…
Unique film et chef d’œuvre de Dalton Trumbo Johnny got his gun est une adaptation de son propre roman qui avait eu la mauvaise idée de sortir en 1939, deux jours après le début de la seconde guerre mondiale ! Et lorsqu’il sort ce film les Etats-Unis sont alors en pleine guerre du Viet-Nam. Un manque de chance saisissant... tout autant que ses partis-pris esthétiques et de narrations.

18 h 30 : Les Sentiers de la gloire - 21 heures : Johnny got his gun
Tarif unique pour la soirée : 9 €

A noter : Le cinéma propose également du 3 au 9 décembre une "Perle rare" : Comrades (1986), ultime film du réalisateur Britannique Bill Douglas dont il avait déjà programmé la trilogie sur sa jeunesse.
E.B. - 1/12/2014

19es Rencontres du cinema francophone en Beaujolais


Clap de fin pour les 19es Rencontres

Avec une fréquentation en hausse (près de 4500 entrées, soit + 6% par rapport à 2013) malgré l'absence des têtes d'affiches présentes lors des précédentes éditions - Sandrine Bonnaire et Fanny Ardant notamment - ces 19es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais ont été un beau succès et une très belle fête. Programmation riche en découverte, invités passionnants et ouverts, ambiance chaleureuse, ce festival impose son style et confirme son entrée dans la cour des grands.
Qui dit festival de cinéma, dit prix. Celui des Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais est remis par un jury de spectateurs présidé, cette année, par la présidente du Syndicat Français de la Critique de Cinéma, Isabelle Danel. Son choix s'est porté sur le premier film de Thomas Cailley, Les Combattants. Choix difficile, tant l'ensemble de la sélection était de qualité. Les Combattants l'ont finalement emporté grâce à la richesse de sa mise en scène qui en fait un film inclassable, allant de la comédie romantique au film catastrophe ou fantastique. Les lycéens, eux aussi remettent leur prix. Celui-ci est allé au 4e long-métrage de la réalisatrice suisse Léa Fazer, Maestro. Ce film, inspiré par la rencontre du comédien Jocelyn Quivrin avec le réalisateur Eric Rohmer sur le tournage des Amours d'Astrée et Céladon, a séduit les lycéens pour la meilleure raison qui soit : il leur a montré qu'il est possible de découvrir et d'aimer une culture différente de la sienne.
Après la cérémonie, en présence de Bernard Perrut, Député-Maire de Villefranche, Philippe Lacondemine, Conseiller Régional et Béatrice Berthoux, Adjointe à la Culture et Vice-Présidente chargée de la Culture à l'Agglo de Villefranche, le festival s'est achevé par la projection, en avant-première, de Timbuktu, film coup de poing d'Abderrahmane Sissako.
E.B. - 17/11.2014

Débat avec Joséphine Mourlaque

L'assistante de production Joséphine Mourlaque, de Nord Ouest Production, était présente mercredi 12 pour présenter le film de Thomas Cailley, Les Combattants, qui a obtenu dimanche le Prix du Jury des 19es Rencontres. Cineartscene vous propose de (ré-)écouter ses réponses aux questions du public .


Entretien avec Isabelle Danel

La présidente du Jury, critique, notamment pour le magazine Première, a bien voulu nous donner les raisons qui l'ont poussé à accepter l'invitation de l'équipe des Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais.







Rencontre avec Cédric Anger

Le réalisateur était samedi 15 aux Rencontres pour présenter son nouveau film, La prochaine fois je viserai le coeur, avec Guillaume Canet dans le rôle d'un gendarme psychopathe et troublant. Inspiré de l'histoire authentique du "Tueur de l'Oise", le film réussit le tour de force de restituer les faits sans être une banale reconstitution. La mise en scène de Cédric Anger, avec un important travail sur la lumière et une manière originale d'utiliser la caméra portée, donne au film une ambiance poisseuse qui lui sied particulièrement.
Nous avons pu longuement interroger Cédric Anger avant la projection, en compagnie de Sylvie Rosier de Radio Calade. L'occasion de revenir longuement sur les faits et les raisons qui l'ont poussé à adapter ce fait divers oublié.






Rencontre avec Lucie Borleteau, réalisatrice de Fidélio, l'odyssée d'Alice

Film d'amour et d'aventure, le premier long-métrage de la jeune nantaise s'impose par sa maitrise, sa personnalité et le jeu impeccable des comédiens principaux, Ariane Labed, Melville Poupaud et Anders Danielsen Lie. Le film a reçu le prix d'interprétation féminine et le prix Europa Cinémas au Festival de Locarno 2014. Dans l'interview qu'elle nous a accordé, Lucie Borleteau revient sur son parcours et le tournage du film
E.B. 12/11/2014






De Delphine Coulin à Amélie Nothomb

La 4e journée des 19es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais était placée sous le signe de la littérature. En premier lieu et au sens propre du terme, avec la rencontre avec l'écrivain Delphine Coulin proposée en partenariat avec la Médiathèque de Villefranche. Egalement productrice de films documentaires pour Arte, réalisatrice, avec sa soeur Muriel, du film 17 Filles, Delphine Coulin est dans l'actualité avec son roman Samba pour la France, récemment adapté au cinéma par Eric Toledano et Olivier Nakache. Durant plus d'une heure, elle a expliqué son rapport à l'écriture et avec le cinéma.
En soirée, le réalisateur belge Stefan Liberski a présenté en avant-première son nouveau long-métrage Tokyo Fiancée, inspiré du roman Ni d'Eve ni d'Adam d'Amélie Nothomb. D'une esthétique délicieusement acidulée, très "kawaii", le film nous fait découvrir le Japon tant aimé par Stefan Liberski et Amélie Nothomb, au travers d'une histoire d'amour tendre et douce. Un joli film que le commun des mortels ne pourra découvrir qu'en février 2015
E.B. 14/11/2014

Story-board, producteur, deux professions du cinéma à l'honneur aux 19es Rencontres

On vous le dit, on vous le répète, les Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais offrent chaque jour des moments passionnants. Hier,à 18 heures, rencontre avec Fabien Lacaf, dessinateur de BD et story-boarder, un métier du cinéma méconnu, peu utilisé en France et pourtant indispensable aux films à grands spectacles. Fabien Lacaf a littéralement emballé le public avec ses multiples anecdotes et la présentation très didactique de sa profession. Le soir, c'est l'assistante de production Joséphine Mourlaque de Nord Ouest Production, venue présenter le film de Thomas Cailley, Les Combattants qui répondu avec précisions et intelligence aux nombreuses questions.
E.B. 13/11/2014

Evénements en cascade au 19es Rencontres du cinéma francophone

Plus que jamais, les Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais confirment leur fonction de "faiseur" d'événements. Après la projection en ouverture et en avant-première du très beau film de David Oelhoffen, Loin des hommes, inspiré d'une nouvelle d'Albert Camus avec Reda Kateb et Viggo Mortensen et le débat passionnant qui a suivi, le festival à offert à son public une journée du 11 novembre exceptionnelle : trois films en avant-première, un débat avec Sébastien Pilote, réalisateur de Le Vendeur via Skype, en direct du Québec, et des rencontres avec deux jeunes réalisatrices au ton très personnel, qui osent et produisent de formidables premiers longs-métrages : Lucie Borleteau pour Fidelio, l'odyssée d'Alice et Blandine Lenoir - accompagnée de la comédienne Florence Muller - pour Zouzou. Les deux films sortent le 24 décembre. Ils sont à voir et à revoir, à aimer, à promouvoir.

Programme des 19es Rencontres du cinéma francophone : revue de détails

L’association L’Autre Cinéma a présenté officiellement le programme de ses 19es Rencontres du cinéma francophone, co-organisées avec son partenaire l’ADECSE. Cette année, le rendez-vous est fixé du 10 au 16 novembre, comme toujours au cinéma Les 400 Coups de Villefranche-sur-Saône.
Le principe, bien rodé, reste le même : proposer un panel de films attendus ou à découvrir, et des invités pour échanger après les films.
Parmi les 16 films ou programmes projetés, on trouve 7 avant-première, 1 film inédit, et 2 sorties nationales.
Les 8 films en compétition sont : Loin des hommes en présence du réalisateur David Oelhoffen (France – avant-première), Le Vendeur de Sébastien Pilote (Canada – avant-première) avec - grande première - un débat à distance par internet avec le réalisateur québécois, Fidélio l’odyssée d’Alice en présence de la réalisatrice Lucie Borleteau (France – avant-première), Zouzou en présence de la réalisatrice Blandine Lenoir et de la comédienne Florence Muller (France – avant-première), Les Combattants de Thomas Cailley (France) en présence de Joséphine Mourlaque, assistante de production, Tokyo Fiancée en présence du réalisateur Stefan Liberski (Belgique – avant-première), Post Partum en présence de la réalisatrice Delphine Noels (Belgique - inédit) et Maestro en présence de Léa Fazer (France). Le weekend, on pourra voir deux films en sortie nationale La Prochaine fois je viserai le cœur présenté par son réalisateur, Cédric Anger. EtMarie Heurtin de Jean-Pierre Améris (film tourné en Rhône-Alpes), dont le débat se fera en présence de la comédienne Ariana Rivoire. A noter, fait exceptionnel, la projection sera en version française sous titrée (pour sourds et malentendants) et en audio-description (pour les non-voyants).
Le court métrage, absent lors des éditions précédentes, revient avec un programme concocté par le festival du film court francophone de Vaulx-en-Velin. Cette séance se déroulera le dimanche 16 novembre au matin, en présence des organisateurs de cette manifestation cousine et voisine, et sera précédée d’un accueil à la chapelle, petit déjeuner oblige...
Enfin, pour la clôture, Timbuktu, nouveau film d’Abderrahmane Sissako, très attendu depuis sa sélection à Cannes, sera projeté en avant-première, à la suite de la remise des prix.
Autour du festival, deux rencontres sont proposées, en entrée libre : le dessinateur et story-border Fabien Lacaf présentera son métier lors d’une conférence au cinéma Les 400 Coups le mercredi 12 novembre à 18 heures. Et à la médiathèque Pierre Mendès-France, le jeudi 13 novembre à 18 heures, l’auteure et réalisatrice Delphine Coulin ( elle a notamment écrit Samba pour la France, et a co-réalisé 17 filles avec sa sœur Muriel) viendra parler littérature et cinéma.
Enfin dernier détail d'importance, c'est Isabelle Danel, critique de cinéma entre autre pour le mensuel Première, qui présidera le Jury de spectateurs chargé de remettre son prix au meilleur long métrage de la compétition.
A noter, pour reprendre des forces entre les séances, la Chapelle des Echevins, face au cinéma Les 400 Coups, vous ouvre ses portes. Vous y trouverez documentation sur les films du festival, expositions, vente de livres et DVD et espace vente de boissons-collations
Pour tous renseignements complémentaires, notamment sur le programme jeune public lui aussi très riche, un seul geste : consultez le site de l'Autre Cinema !
E.B. - 28/10/2014

19es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais : appel à jurés

C'est la journaliste Isabelle Danel critique cinéma notamment dans les magazines Télérama et Rolling Stone qui présidera le jury des Rencontres 2014. Cette 19 édition se déroulera du 10 au 16 novembre 2014, comme toujours au cinéma LES 400 COUPS à Villefranche-sur-Saône.
Pour composer le jury de spectateurs, l'association L'Autre Cinéma, organisatrice des Rencontres, recherche huit cinéphiles qui remettront le prix du meilleur long métrage (8 films en compétition) le dimanche 16 novembre.
Pour postuler : envoyer une lettre de motivation argumentée à L'Autre Cinéma, avant le 30 septembre, à l'adresse suivante :
Espace Marmondière - 69400 Villefranche S/S
Plus d'informations

Ci-dessous, l'affiche Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais 2014

affiche des Rencontres du cinema francophone en Beaujolais 2014



Les Vendredis font Mauvais Genre spécial films bizarres

Les Vendredis font mauvais genre propose régulièrement une soirée double programme à tarif préférentiel en mettant à l'honneur, des films de genres méconnus, cultes, décalés, bis, étranges… ou tout cela à la fois. Pour cette dernière édition de la saison, place à deux films bizarres…
En entrée, un film américain de 1973, réalisé par James B. Harris, Some Call it loving [Sleeping Beauty], l’histoire de Jennifer est endormie depuis huit ans et exhibée de fêtes foraines en fêtes foraines. Pour un dollar, Robert, musicien de jazz, l'achète et l'éveille d'un baiser dans sa luxueuse demeure. Peu à peu, elle devient le centre d'un jeu pervers d'amour et de mort…
Pour Les Cahiers du Cinéma, il s’agit d’ Un objet stupéfiant, tant par son récit adapté d’une nouvelle fantastique méconnue que par sa beauté étrange et dégingandée.
Et en plat principal, Wrong Cops, nouveau film de Quentin Dupieux, réalisateur du très remarquable Rubber, qui a pour "héros" Duke, un flic pourri et mélomane, qui deale de l’herbe et terrorise les passants, et ses collègues du commissariat : un obsédé sexuel, une flic maître chanteur, un chercheur de trésor au passé douteux, un borgne difforme se rêvant star de techno… Avec dans l’un des rôles principaux, "l’artiste controversé" et blasphémateur, Marilyn Manson. C’est tout dire !
Comme toujours ces films seront présentés par un membre de L'Autre cinéma et un jeu permettra de gagner des affiches.
Tarif unique : 9 € pour les 2 films - Vendredi 18 - 19 h 30 - Cinéma Les 400C Coups - Villefranche


Les vendredis font mauvais genre n°6 : soirée Etrange et Dark

Ce vendredi 13 donne à l’Autre Cinéma et au 400 Coups l’occasion de renouer avec leurs délicieuses soirées « Les vendredis font mauvais genre ». Celle-ci, la n°6, sera consacrée à deux films Etrange et Dark. Etrange pour L’Etrange couleur des larmes de ton corps, d’Hélène Cattet et Bruno Forzani, et Dark pour Dark Touch, de Marina de Van. Deux films qui ont pour particularité d’être à la fois bien ancrés dans le genre « Vendredi 13 » et francophones.
L’Etrange couleur des larmes de ton corps, deuxième film du duo franco-belge, après Amer, part sur un argument simple : une femme disparait, son mari enquête. Tout est dans la forme, tant Hélène Cattet et Bruno Forzani s’imposent de plus en plus comme de véritables stylistes du giallo, fidèles à leur maitre Dario Argento. Hypnotique, labyrinthique, torturé, le film, qui est aussi un hommage à l’architecture art nouveau… vous met littéralement la tête en vrac. Attention film dangereux !
Dark Touch, quatrième long métrage de la comédienne et réalisatrice Marina de Van (auteure entre autre de Dans ma peau et de Ne te retourne pas, avec Sophie Marceau et Monica Bellucci), devrait bien prolonger la soirée… Une nuit, dans la campagne profonde, une maison isolée prend vie. Meubles et objets se rebellent contre les occupants, laissant Neve, une fillette de 11 ans, seule rescapée du massacre sanglant qui a décimé sa famille. Des proches la recueillent et s’efforcent de lui faire surmonter cette épreuve traumatique en l’entourant d’amour. Mais la violence continue de se manifester et Neve ne retrouve pas la paix… Bref un film de genre revendiqué mais renouvelé, avec un fond plus sérieux qu’il n’y parait au premier abord.
Vendredi 13 juin à 19 h30 et 21 heures - Tarif unique : 9 € pour les deux films - Cinéma Les 400 Coups - Renseignements
E.B. - 9/06/2014


Cannes au cinéma Les 400 Coups

Si en bon cinéphile qui se respecte vous souffrez ne pas être à Cannes ces jours-ci, consolez vous ! Cannes vient à vous ! Le cinéma caladois Les 400 Coups, propose dès cette semaine trois films de la compétition officielle, en sortie nationale. Et pas n’importe quoi, du bon et du lourd : The Homesman de Tommy Lee Jones, Maps to the stars de David Cronenberg et Deux Jours, une nuit de Jean-Pierre et Luc Dardenne.
Si les deux premiers, aussi différents soient-ils, ont en commun de revenir avec style et brio sur les grands mythes américains et la maladie mentale – L’Ouest sauvage pour The Homesman et Hollywood pour Maps to the stars – pour mieux les détourner, le nouvel opus des frères belges est une nouvelle plongée dans la crise, avec Marion Cotillard dans le rôle principal.
Alors ne boudez pas votre plaisir, allez voir… au moins The Homesman et Maps to the stars !
20/05/14





Doc quoi de 9 ? Toute l’actualité du documentaire au cinéma Les 400 Coups !


Désormais tous les deux ans, en alternance avec Pluri’elles, biennale des femmes au cinéma, la 8e biennale du documentaire Doc quoi de 9 ?, propose donc… 18 films ! Du 12 mars au 6 mai, le cinéma Les 400 Coups va présenter un véritable panorama de ce qui ce fait de mieux dans le genre, avec en prime des débats, des courts métrages documentaires, une avant-première et quelques invités triés sur le volet.
Au programme cette première semaine, du 12 au 18 mars : L’Escale de Kaveh Bakhtiari, avec ce vendredi 14 mars, à 21 heures, projection en présence de l’antenne caladoise d’Amnesty ; Twenty Feet from Stardom de Morgan Neville - Oscar 2014 du meilleur documentaire et Sur le chemin de l’école de Pascal Plisson - César 2014 du meilleur documentaire. Bien sur tous sont à voir – d’autant plus que du 16 au 18 mars, Printemps du Cinéma oblige, les places sont à 3,5 € - mais si vous ne devez en choisir qu’un, ne manquez pas Twenty Feet from Stardom, qui raconte l’histoire secrète des choristes cachés derrière les plus grands hits de la musique populaire, à commencer par celle de Lisa Fisher sans qui le sublime Gimme Shelter des Rolling Stones ne serait pas ce qu’il est ! A l’occasion de 8è Biennale du documentaire les 400 Coups propose un passeport de 10 places, + 1 place gratuite en cadeau, au prix de 45 € Programme complet



Festival Télérama


Il se passe toujours quelque chose au cinéma Les 400 Coups ! Cette semaine, et jusqu'au 21 janvier, en achetant le n° du 15/01 de Télérama vous pouvez revoir au prix modique de 3 €, neuf films qui , selon le magazine, ont marqué l'année 2013, dans les cinémas partenaires. A Villefranche, c'est donc au 400 Coups. Au programme : Le Géant égoïste de Clio Barnard (GB), A Touch of sinde Jia Zhang-Ke (Chine), Snowpiercer de Bong Joon-Ho (Corée du Sud), L'Extravagant voyage du jeune et prodigieux Spivet de Jean-Pierre Jeunet (France), Blue Jasmine de Woody Allen (USA), Prisoners de Denis Villeneuve (USA), Heimat 1 : Chronique d'un rêve et Heimat 2 : L'Exode d'Edgar Reitz (Allemagne), et enfin La Danza de la realidad d'Alejandro Jodorowsky (Argentine) A Cineartscene, nous vaons bien sûr nos favoris, que nous vous engageons vivement à (re)voir : A Touch of sinde Jia Zhang-Ke, Snowpiercer de Bong Joon-Ho et La Danza de la realidad d'Alejandro Jodorowsky !





Robert sans Robert… Guediguian au cinéma Les 400 Coups


Ce vendredi à 20 h 30, l’association L’Autre Cinéma, qui rappelons-le est responsable d’une large part de la programmation et de l’animation du cinéma d’Art et essai caladois Les 400 Coups, propose une rencontre avec les réalisateurs de Robert sans Robert, Clémentine Yelnik et Bernard Sasia. Celui-ci, marseillais, travaille depuis 30 ans avec Robert Guédiguian, d’abord comme assistant réalisateur, puis, depuis Ki lo sa, en 1985, comme monteur.
Robert sans Robert, c’est donc la déconstruction-reconstruction des 17 films réalisés ensemble... Bernard Sasia emprunte à Robert Guédiguian ses personnages et ses images, démonte ce qu'il a monté pour le remonter et, sans Robert, nous raconte Robert, le montage, la création dans l'ombre, l'amour du cinéma. Par la magie du montage, Ascaride, Darroussin, Meylan deviennent les héros du monteur. Ils se donnent la réplique par delà les films et le temps. Marseille et le cinéma de Guédiguian sont les décors de l'aventure d'une tribu de cinéma, d'une aventure humaine.
Clémentine Yelnik, comédienne, metteuse en scène et auteure, apporte au film son regard singulier sur l’humanité.
La projection sera suivie d’un échange avec Bernard Sasia et Clémentine Yelnik.
Vendredi 20 décembre - 20 h 30 - Les 400 Coupe - Espace Barmondière - Villefranche
E.B. – 17/12/13





Spécial Vendredi 13 : grande soirée Grindhouse aux 400 Coups


Grind quoi ? Grindhouse ! Depuis la fin des années 60, ce terme est utilisé aux États-Unis pour désigner les cinémas de quartier diffusant ensemble deux films d'exploitations, expression plus ou moins synonymes de ce que l’on appelle en France Série B.
En 2003, Quentin Tarentino et son ami Robert Rodriguez ont l’idée de rendre hommage à ces mythiques soirées « double-films » en réalisant chacun un long métrage à diffuser ensemble. Ce sera chose faite en 2007 avec le Boulevard de la mort de Tarentino, un road-movie style années 70, mettant en scène un tueur en série utilisant comme arme sa voiture, et Planète terreur de Robert Rodiguez, où un couple de médecin est confronté à des patients soudain frappés par la gangrène et affectés par un regard vide et inquiétant...
Exceptionnelle, cette soirée offre enfin la possibilité de voir ces films tels que l’ont souhaité leurs auteurs. En effet, en 2007, seuls quelques pays anglo-saxons avaient eu le droit de les voir réunis en un seul programme.
Cerise sur ce gateau déjà bien appétissant, deux courts métrage Grindhouse parodiques seront projetés en bonus. Le tout sur pellicule, à l’ancienne !
Vendredi 13 - 19 h 15 - Cinéma Les 400 Coups - Tarif unique pour les deux films : 9 €
Emmanuelle Blanchet - 10/11/12






Les 18es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais comme si vous y étiez !


Les Grandes ondes (à l’Ouest) de Lionel Baier, prix du Jury des 18es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais

Les 18es Rencontres se sont achevées comme elles avaient débuté : en beauté ! Après un débat passionnant avec Bertrand Tavernier autour de son nouveau – et très réussit – film, Quai d’Orsay, le jury présidé par la critique de cinéma Danièle Heymann, a décerné son prix au réalisateur suisse Lionel Baier pour son cinquième long métrage de fiction, Les Grandes ondes (à l’Ouest).
Comédie subtile, hautement recommandable, avec, fait rarissime dans ce genre, plusieurs niveaux de lecture, Les Grandes ondes (à l’Ouest) se déroule en avril 1974, au Portugal. La révolution des Œillets éclate alors qu’une équipe de la radio suisse - interprétée par les impeccables Valérie Donzelli, Michel Vuillermoz et Patrick Lapp - est sur place pour enquêter sur les soutiens économiques helvètes dans ce pays… Le film sera dans les salles le 12 février 2014.
Lors de cette cérémonie a également été remis le prix des Lycéens (Lycée Claude Bernard de Villefranche et du Lycée du Val de Saône de Trévoux) qui a récompensé La cinquième saison, des cinéastes belges Peter Brosens et Jessica Woodworth. Ce choix d’un film aussi difficile, d’une rare beauté, a surpris et enchanté le public cinéphile. Public qui a ensuite dégusté en avant-première le délicieux Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne.
Texte et photo - Emmanuelle Blanchet - 18 novembre 2013

Le membres du jury des 18es Rencontres autour de Danièle Heymann, et son chien Bob, et de Max Karli, producteur du film de Lionel Baier.



Présidente du jury de spectateurs de cette 18e édition, Danièle Heymann, journaliste, critique de cinéma, notamment dans l’émission culte « Le Masque et la plume » sur France Inter et pour l’hebdomadaire Marianne, explique comment le jury a travaillé pour choisir le film du réalisateur suisse Lionel Baier :


Les Grandes ondes (à l’Ouest) de Lionel Baier, prix du Jury des 18es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais










Monument du cinéma français, Bertrand Tavernier parle de son nouveau film Quai d'Orsay

Dimanche 17, près d'une heure durant, Bertrand Tavernier a répondu aux questions des journalistes, avant de répondre à celles du public, particulièrement nombreux, des 18es Rencontres. Un moment passionnant que nous vous proposons d'écouter, comme si vous y étiez !








Les dessous du prix du jury des 18es Rencontres

Qui n’a jamais rêvé de connaitre les coulisses des délibérations du jury d’un festival de cinéma ? Pour assouvir notre curiosité, nous avons interrogé Catherine, membre du jury des 18es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais. C’est le choix de la présidente du jury, la critique Danièle Heymann, qui a convaincu Catherine de postuler. Avec en plus, l’envie de tout voir, de profiter pleinement des Rencontres, de se lancer un défi.
Le 11 novembre, premier jour, les jurés ont été accueillis par Catherine Antoine, déléguée des Rencontres, et Bérengère Gaidon, coordinatrice, pour une réunion d’information et de prise de contact très appréciée. Les projections des films en compétition se sont ensuite enchainées avec tous les jours des retrouvailles entre jurés et des discussions aussi animées que passionnantes.
Etre juré a fait que je n’ai pas regardé les films comme d’habitude, explique Catherine, j’étais plus en éveil, je me suis moins laisser emporter par les histoires, je faisais attention à tout, la musique, le photographie, la mise en scène… Vendredi, Danièle Heymann est arrivée, elle a vu La cinquième saison et Henri, les deux derniers films en compétition, avec nous. Et samedi matin, dès 9 heures, nous nous sommes mis au travail. Nous avons d’abord éliminé les films qui n’avaient aucune chance (Cadences obstinées et Henri). Le "cas" de Au bord du monde a aussi été très discuté. Le film nous plaisait beaucoup, mais l'argument de l'un d'entre nous disant que c'était plus un film de photographe que de cinéaste a payé... Puis nous avons enchainé les tours de table, pour arriver finalement à deux films ex aequo, La cinquième saison et Les Grandes ondes. Il était impossible de donner le prix aux deux films. Après discussions, Danièle Heymann a trouvé la solution : demander quel était le choix du jury de Lycéens. Et heureuse surprise, leur choix s’était porté sur La cinquième saison ! Du coup, plus de soucis. Nous avons décerné le prix à Lionel Baier !



Florilèges des meilleurs moments de jeudi et vendredi :



L'écrivain, scénariste et réalisateur Gérard Mordillat jeudi soir à la Médiathèque Pierre Mendès-France. 1 h 45 durant, il a parlé de son oeuvre, de son rapport au cinéma et de sa série Corpus Christi, réalisée avec Jérôme Prieur pour Arte. Bientôt de longs extraits à écouter sur Cineartscene.


Le jeune cinéaste de Vandal, Hélier Cisterne qui a répondu avec générosité aux questions du public

La réalisatrice américano-belge Jessica Woodworth, venu présenter l'un des films les plus surprenants de la sélection, La Cinquième saison. Une oeuvre d'une grande beauté plastique sur le rapport de l'homme à la nature et sur les angoissses existentielles de notre époque


Frédéric Alexandre, 1er assistant Mise en scène du nouveau film de Yolande Moreau, Henri, présenté en avant-première vendredi soir.


Mercredi 13, la Suisse à l'honneur !


La Suisse, en la personne de Lionel Baier, a comblé le public des Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais, avec Les grandes ondes. Tourné au Portugal, avec Valérie Donzelli et Michel Vuillermoz dans les rôles principaux, le nouveau long-métrage de Lionel Baier (sortie prévue le 12 février 2014), se déroule en avril 1974, date à laquelle éclate la révolution des œillets. Il suit les aventures décalées de deux journalistes de la radio suisse - et de Bob, technicien proche de la retraite, qui les accompagne à bord de son fidèle combo VW - chargés de réaliser un reportage sur l’aide helvétique au Portugal.
Intelligent, jouissif, drôle et parfois même émouvant, Les Grandes ondes, sous-titré « à l’Ouest », fait le pendant de Comme des voleurs (à l’Est), tourné en Pologne, que Lionel Baier avait présenté à Villefranche en 2006. En attendant de tourner « au Nord » en Ecosse, et « au Sud », en Italie, le réalisateur a exprimé au cours du débat l’amour d’un « petit suisse », comme il se nomme lui-même, pour les langues, la France, et finalement, une Union européenne si décriée.






Mardi 12 novembre, elle était l'unique invitée des Rencontres. Emmanuelle Bercot a séduit un public nombreux !


Très souriante, elle était particulièrement heureuse de présenter Elle s'en va à Villefranche puisque le tournage de son film s'est achevé dans un magasin de meubles de notre bonne ville ! Un film à voir et à revoir pour admirer la toujours sublime Catherine Deneuve dans l'un de ses meilleurs rôles de ces dernières années. Nous vous proposons une partie du débat qui a suivi la projection, dans laquelle elle explique longuement son travail avec les comédiens, professionnels ou non.














Lundi 11 novembre : départ fracassant pour les 18es Rencontres


Après Tante Hilda , la nouvelle production du studio drômois Folimage, présenté en avant-première (sortie prévue le 14 février 2014), par son co-réalisateur Benoit Chieux, deux autres avant-première ont été proposées au public très nombreux : Au bord du monde (sortie prévue le 22 janvier 2014), documentaire magnifique et singulier de Claus Drexel (photo), et le très attendu deuxième long-métrage de la toute jeune cinéaste Fanny Ardant, Cadences obstinées (sortie prévue le 8 janvier 2014) !





Avant la projection de son film, Fanny Ardant a répondu aux questions de la presse. Nous vous offrons l'intégralité de cette rencontre et la possibilité de retrouver une voix reconnaissable entre toute :











L’Autre Cinéma dévoile le programme des 18es Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais

Le suspens est enfin levé ! Et cela valait la peine d’attendre. 17 films seront présentés, dont huit en avant-première ; une dizaine d’invités, et pas des moindres, viendront à la rencontre du public au cinéma Les 400 Coups.
Jugez plutôt. Seront (entre autre) présents : Fanny Ardant qui présentera Cadences obstinées , son deuxième long-métrage en tant que réalisatrice; Emmanuelle Bercot, réalisatrice de Elle s’en va, tourné en partie à Villefranche avec Catherine Deneuve, le réalisateur tchadien Mahamat-Saleh Haroun, habitué du festival de Cannes, qui présentera Grisgris, le réalisateur suisse Lionel Baier, habitué, lui, des Rencontres, qui présentera Les Grandes ondes, son nouveau et peut-être meilleur film à ce jour, avec Valérie Donzelli, le jeune cinéaste Hélier Cisterne, réalisateur de Vandal, et pour finir en beauté, un autre habitué, Bertrand Tavernier qui viendra avec Quai d’Orsay, son nouveau film adapté de la bande dessinée de Christophe Blain et Abel Lanzac, avec Thierry Lhermite.
Le jeune public sera une nouvelle fois très chouchouté, avec la projection en avant-première du nouveau long métrage d’animation du studio Folimage de Valence Tante Hilda ! en présence du co-réalisateur Benoît Chieux. Enfin L’Autre Cinéma renouvelle son partenariat avec la médiathèque Pierre Mendès-France en proposant le jeudi 14 novembre à 18 heures une rencontre avec l’auteur réalisateur Gérard Mordillat. Et puis à l’issue des festivités, le prix du Jury de Spectateurs sera remis au meilleur des 8 films en compétition par sa présidente, Danièle Heymann, critique de cinéma et « pilier » de l’émission mythique de France Inter, Le Masque et la plume.
Pour les séances en présence des invités ou les séances uniques, il est recommandé de pré-acheter vos billets (possible 7 jours avant la séance souhaitée)
Les passeports du festival (43 € les 10 places soit 4,30€ la place) sont en vente dès maintenant à l'accueil du cinéma Les 400 Coups.
Télecharger le programme complet



Archives


2 octobre 2013 - Soirée "Mauvais Genre" spécial Cult’n roll aux 400 Coups
25 septembre 2013 - Des nouvelles des 18es Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais :
19 juin 2013 - Doctor Doc & Mister Music
7 mai 2013 - A voir : Camille Claudel 1915 de Bruno Dumont
27 février 2013 - Pluri’Elles, 1ère biennale des femmes au cinéma Les 400 Coups
11 février 2013 - Le film de la semaine : Piazza Fontana de Marco Tullio Giordana
11 février 2013 - Les 400 Coups programme La Nuit des forains d’Ingmar Bergman
Janvier 2013 - Tango Libre de Frédéric Fonteyne
Novembre 2012 - Les 17es Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais