Le peintre Michel Corbex à la galerie Chybulski

Michel Corbex a la galerie Chybulski

La galerie Chybulski propose, pour sa première exposition de la saison de découvrir – jusqu’au 17 mai - les nouvelles œuvres du peintre caladois Michel Corbex, fidèle de la galerie de Ville-sur-Jarnioux.
Peu disert sur son travail, Michel Corbex, laisse "sa gestuelle mais aussi les comportements variés et parfois imprévisibles de la matière et des couleurs" le guider pour la création de ses tableaux. Il travaille avec différents matériaux, tels que le goudron, la poudre d’ardoise, la cire, l’acrylique et présente une peinture abstraite expressionniste.
Expérimentale, sa peinture est l'expression de "l'énergie vitale et de l'inconscient ". Le résultat est une œuvre forte, qui parle autant au cœur qu'à l'esprit.
A voir à la galerie Chybulski, deux types de travaux de l'artiste : de grandes toiles, avec du mouvement, de la matière ; et des dessins (au crayon ou à l'encre), plus petits, plus intimistes et figuratifs.
Galerie Chybulski - 118 Traverse de Cosset - Lieudit le Cosset - Ville sur Jarnioux
Contact : 04 74 03 89 94 ou ulueli@wanadoo.fr - Ouvert du jeudi au dimanche (et jours fériés) de 15 à 20 heures ou sur rendez-vous
27/04/2015

La plasticienne Sylvie Dupin à la galerie le 116art

Oeuvre de Sylvie Dupin

Depuis le 13 février, et jusqu'au 4 avril, la galerie caladoise Le 116art expose un ensemble d'œuvres de la plasticienne lyonnaise Sylvie Dupin, réunies sous le titre D'où je vois.
Vidéos, sculptures, photos, le travail de Sylvie Dupin consiste, depuis plusieurs années, à explorer à sa manière le paysage, mais aussi - et surtout peut-être - à tromper l'œil. Ainsi, l'une des séries de photos présentée dans cette exposition joue sur les contrastes : paysages flous contre incrustations de barrières flottantes, formées de petits traits nets d'un blanc immaculé. L'autre série montre d'étranges tracés noirs qui ne dévoilent leur vraie nature que de très près... Intrigant, déroutant, le tout est joliment graphique.
E.B.
A voir jusqu'au 4 avril à la galerie le 116art - 116, route de Frans - Villefranche - Renseignements




Théâtres et cafés, peintures et décors à Lyon (1840-1930) au musée Paul-Dini

Ce dimanche 12 octobre ouvre au public la nouvelle exposition du Musée Paul-Dini, Théâtres et cafés, peintures et décors à Lyon (1840-1930). D’une richesse incroyable, ce thème permet au musée caladois de poursuivre son travail de valorisation d’artistes ayant un lien avec Lyon et la région Rhône-Alpes.
Tout comme à Paris, le monde du spectacle lyonnais connait, depuis la période trouble qui voit la naissance de la IIe République jusqu’à l’entre deux guerres, un véritable bouillonnement culturel. Artistes, amateurs d’arts se croisent, échangent en permanence, dans « les lieux de sociabilité ». Autrement dit, les cafés, brasseries, théâtres et salons plus ou moins ouverts. Les peintres y trouvent une formidable source d’inspiration, que ce soit pour les décorer ou immortaliser ce qui s’y passe.
L’exposition présente ainsi 240 œuvres de 65 artistes, regroupées en quatre grands thèmes : Décors et ornements civils et privés, qui propose notamment de très belles huiles de Joanny Domer, esquisses de décors pour le plafond du théâtre Bellecour, aujourd’hui disparu et remplacé par une grande surface de « produits culturels » ; De la scène au tableau, illustré par des toiles de Joseph Guichard, éléve d’Ingres et de Delacroix ou encore d’Albert Maignan, Décors et illustrations de théâtre, avec, entre autre, de superbes illustrations de Pierre Combet-Descombes, et enfin Cafés et Brasseries, dans laquelle on peut retrouver l’atmosphère de ces lieux par les œuvres Johan Jongking, Albert André ou Ferdinand Fargeot.
Exposition exceptionnelle, Théâtres et cafés, peintures et décors à Lyon (1840-1930), est en quelque sorte la version Rhône-Alpine de l’exposition du Petit Palais, Paris 1900, la ville spectacle. Grâce aux partenariats noués au fil du temps avec d’autres institutions, les visiteurs pourront admirer des œuvres prêtées, entre autre, par le musée des Beaux-Arts de Lyon, mais aussi le Louvre et le musée d’Orsay.
A voir jusqu’au 8 février 2015. Plusieurs animations auront lieu autour de l’exposition – Programme et informations

Pour cette exposition, l’équipe du musée Paul-Dini a eu la bonne idée de répertorier les fameux lieux de sociabilité lyonnais de l’époque. Une liste mise à disposition gracieusement, à imprimer et à utiliser pour une flânerie rêveuse dans les rues de Lyon. Télécharger
Emmanuelle Blanchet - 11/10/2014

Eric Vassal emplit l'espace du 116art de pleins et de vides

Longtemps illustrateur, notamment pour des quotidiens comme Le Monde et Le Figaro Magazine (entre autre pour la chronique littéraire de François Nourissier), Eric Vassal a choisi, depuis 1998, de devenir plasticien à part entière.
A la galerie Le 116art, il a souhaité rassembler un ensemble d’oeuvres ayant en commun la dialectique du plein et du vide. Installations, sculptures, photographies, estampes dialoguent avec la lumière, créant des jeux d’ombres subtiles, jouant de la légèreté afin de saisir le regard du spectateur. Entre apparition, disparition, répétition des vides et des pleins, des contours se révèlent, des formes vives et inertes vibrent. Ce travail, écrit Eric Vassal, joue sur la multiplication des points de vue, les axes de lecture sont par conséquent multiples, révélant le silence des légers entrelacs et des circonvolutions dispersés dans la forme. Pas de découpe laser, pas d’intervention informatique, seul le geste de la main dans une intimité absolue avec la matière qui a présidé à la réalisation de chaque pièce…
A voir notamment pour ses sculptures étonnantes de grâce et de légèreté.
Prolongation de l'exposition jusqu'au 15 novembre - Galerie Le 116art - 116, route de Frans - Villefranche - Renseignements
20/10/2014

Encordâges : Lecture poétique à la galerie Chybulski

Ce samedi 18 octobre, à 18 heures, dans le cadre de l’exposition Contrastes présentant des sculptures et gravures de Jean-Michel Debilly à la galerie Chybulski, la comédienne Emmanuelle Della Schiava, propose une lecture de poèmes extraits du recueil Encordâges (Sylvie Callet - JM Debilly), accompagnée à la guitare par Dorian Janin.
Publié en février dernier, Encordâges est né de la collaboration entre l’écrivain Sylvie Callet et Jean-Michel Debilly, de leur envie de travailler ensemble et… d’une promenade en bord de Saône. Depuis longtemps, Sylvie Callet cherchait un artiste qui puisse, non illustrer sa poésie, mais lui faire écho, entrer en résonnance avec elle. Jean-Michel Debilly a relevé le challenge.
Les liens, l’âge, la vie, la mort, tels sont les thèmes essentiels des poèmes – écrits sur plusieurs années, dans un style très contemporain, faisant appel aux associations d’idées et aux sensations - présentés dans Encordâges. Jean-Michel Debilly s’en est littéralement imprégné pour créer ses gravures, porté par les émotions des textes. Son idée, retrouver des rythmes, des ambiances. Pour cela, il a expérimenté la linogravure et la "tampographie", une technique, explique-t-il, un peu bidouillée, spécialement pour le livre, avec des plaques de polystyrène gravées et tamponnées sur le papier… A noter que les gravures exposées à la galerie Chybulski ont également été réalisées avec ces techniques.
Le choix des poèmes comme des gravures, lui, s’est fait vraiment à deux.
Ensuite, un important travail de mise en page a été fait par la graphiste Cécile Caramelli – disposition des textes, graphisme… Le livre a été imprimé sur très beau papier par une imprimerie caladoise à 300 exemplaires numérotés.
Un bel objet à (s’)offrir – Le livre sera dédicacé à l’issue de la lecture.

Samedi 18 octobre - 18 heures - Galerie Chybulski - Le Cosset - Ville sur Jarnioux - Renseignements
Emmanuelle Blanchet - 14/10/2014


Le sculpteur Jean-Michel Debilly à la galerie Chybulski

Jamais sans doute Jean-Michel Debilly n’aura autant été « l’architecte d’ombre et de lumière », le sculpteur « de vide », utilisant « l’évidement pour générer des espaces intérieurs complexes » - comme l’écrit Sylvie Callet - qu’avec cette exposition de mini cubes de pierres à la galerie Chybulski. D’albâtre ou de différents types de marbre, ces cubes sont à voir avec la lampe de poche fournie (!) pour mieux percevoir les transparences et distinguer la beauté des détails, jusqu’au 19 octobre.

A ne pas manquer, le 18 octobre, lecture/apéro d’extraits du recueil Encordâges lus par Emmanuelle Della Schavia (fragments poétiques et gravures par Sylvie Callet & Jean-Michel Debilly)
Galerie Chybulski - Le Cosset - Ville sur Jarnioux - Renseignements

Neverwhile à Chybulski

Pour sa première exposition de 2014, la galerie Chybulski ouvre ses salles à deux jeunes artistes allemandes, formées à l'école des Beaux Arts de Münich : Aigerim Weimer (peintre) - pas tout à fait inconnue puisqu’elle avait déjà présenté là, il y a quatre ans, une série de portraits de femmes - et Aylin Langreuter (peintre, designer).
Si toutes deux ont des univers très différents, elles on en commun de proposer par leurs œuvres une véritable plongée dans l’imaginaire. Aigerim Weimer utilise des encres avec quelques touches de couleurs. Aylin Langreuter, quant à elle, part d'une gravure ancienne (Gustave Doré pour les toiles présentées), qu’elle retravaille sur ordinateur.
A découvrir jusqu’ au 29 juin 2014 à la galerie Chybulski - 118 Traverse de Cosset - Lieudit le Cosset - Ville sur Jarnioux - Ouvert du jeudi au dimanche de 15h à 20h ou sur RDV.
E.B. 16/06/2014







ArtFareins, une manifestation ambitieuse pour fêter la sculpture contemporaine


  • Frédérique Fleury - Grès émaillé
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Du 24 mai au 14 juillet 2014, se tient la 1ère biennale d’ArtFareins Sculptures & Parcs en Val de Saône, une manifestation associant exposition de sculptures contemporaines, résidence d’artistes, performances et représentations publiques. Le tout dans le parc du château Bouchet en plein cœur de Fareins.
C’est d’ailleurs l’acquisition du château par la commune qui a conduit l’association ArtFareins - présidé par Jacques Fabry directeur de la collection de la Praye - à concevoir ce projet ciblé sur la sculpture contemporaine, et dont l’objectif est de sensibiliser les publics de tous âges, et les décideurs, à la richesse et à la diversité de la création contemporaine.
Au programme d’ArtFareins 2014, 24 œuvres et installations de 17 artistes - Clément BORDERIE, Victor CANIATO, Joseph CIESLA, Elisabeth CLAUS, Jean-Michel DEBILLY, Eva DUCRET, Christine FAVRE, Frédérique FLEURY, Olivier GIROUD, Yves HENRI, Anne MANGEOT, Marc PEDOUX, Jean-Jacques PIGEON, Jean-Patrice ROZAND, SCENOCOSME (Grégory et Anaïs), Christian SOUCARET – qui, pour la plupart, travaillent en Rhône-Alpes. Mais aussi deux concerts organisés dans le hall du Château (Tascka (Folk-song) et Jack Bon (Blues), des Lectures littéraires en relation avec l’art, la sculpture et la nature, aux pieds des œuvres, un Atelier Enfants et des visites guidées gratuites tous les samedis et tous les dimanches entre 14 et 15 heures.
Renseignement et programme complet 22/05/2014


Exposition Version animale à l’aNa Studio


Ana Fernandes est une artiste aussi prolixe que douée. A peine achevée l’exposition Drawin’Muzik où elle présentait des œuvres réalisées en direct live pendant concerts et répétitions avec notamment le saxophoniste Lionel Martin ou le pianiste Gérard Maimone, elle propose jusqu’au 25 mai prochain, Version animale, l’animal étant un autre de ses sujets de prédilection.
Chats, chiens, éléphants, et autres animaux étranges explosent dans ce bestiaire fantastique et coloré peints avec la technique du dripping (de l´anglais to drip, « laisser goutter », consiste à faire des superpositions de plusieurs couleurs sur différents types de surfaces originales) popularisée par Jackson Pollock. Une technique qui permet à Ana Fernandes de s’exprimer aussi bien dans l’intimité de son atelier qu’en public lors de performances. Avec toujours le même bonheur. A voir à l’aNa Studio, 49 rue Lirette, Villefranche. Ouverture : vendredi et samedi : 14h à 19h et toute la semaine sur rendez-vous : contact@anartist.fr. Emmanuelle Blanchet - 7/04/2014







Un été contemporain : Passages au musée Paul-Dini


Née de la collaboration entre le musée Paul-Dini et la fondation Bullukian l’exposition Passages, qui a lieu simultanément à l’espace Cornil du musée Paul-Dini et à l’espace culturel de la Fondation Bullukian, a pour but avoué de mettre en avant des artistes vivant ou travaillant dans la région Rhône-Alpes, et plus particulièrement des œuvres intégrant le motif de la fenêtre et de la porte.
Depuis la Renaissance, en effet, les artistes leur ont accordé une place centrale : d’un simple élément de décor et d’architecture, celles-ci sont devenus peu-à-peu un sujet à part entière. Aujourd’hui encore, ce motif conduit notre sens de lecture, de l’image architecturée, construite par plans, vers l’espace irréel…
Avec les œuvres de Damien Beguet, Stéphane Braconnier, Corinne Chotycki, Nicolas Delprat, Véronique Ellena, Philippe Favier, Patrice Giorda, Jérémy Gobé, Fabrice Lauterjung, Jérémy Liron, Aurélie Pétrel, Bernard Piffaretti, Jean-Antoine Raveyre, Samuel Rousseau (photo), Djamel Tatah, Jacqueline Salmon, Denis Serre et Jacques Truphémus.
Jusqu'au 14 septembre au musée Paul-Dini, espace Cornil, Place Faubert à Villefranche et jusqu'au 7 juin à l’espace culturel de la Fondation Bullukian, Place Bellecour à Lyon Renseignements


Ariane Thézé à la galerie le 116art

Ariane Theze

Jusqu’au 3 mai, Ariane Thézé, artiste franco-canadienne, expose quelques unes de ses photographies à la galerie le 116art à Villefranche. Réunies sous le titre d’Incidence, ces toutes nouvelles œuvres sont la poursuite de son travail autour du corps qu’elle filme, dessine, photographie depuis une vingtaine d’années.
Après l’exposition Remake up, en 2010, où elle faisait de ses portraits des mannequins de cire, elle propose des fusions corps-nature, où les silhouettes fantomatiques sont autant de liens entre le monde des vivants et des morts.
Conçues au dessin, ses œuvres sont ensuite réalisées à partir de photographies, de collages re-photographiés et triturés, et finalement traités par Photoshop. L’exposition présente une petite dizaine de ces réalisations, ainsi qu’une série de dessins préparatoires. A voir absolument.
Galerie le 116art, 116 route de Frans, Villefranche - Renseignements

Copyright Ariane Theze



Florilèges des expositions en cours



Au 116art

Plus qu’une semaine – jusqu’au 26 octobre - pour aller voir Friday the 13th, exposition ludique et malicieuse du plasticien Patrick Ferrasse. Ou comment s’approprier le thème du Vendredi 13 pour provoquer une réflexion artistique, en détournant objets et symboles. Ne pas manquer les vidéos : mime, photographe, réalisateur, Patrick Ferrasse se met en scène en serial killer de peintres…
Le 26, jour du décrochage, l'artiste, Patrick Ferasse sera présent.
Galerie le 116art - 116 route de Frans - Villefranche Renseignements







A la collection de la Praye

Jusqu’au 2 novembre, Architectures sensibles : le sculpteur Pierre Riba et le peintre Pierre Souchaud présentent quelques unes de leurs œuvres récentes. Pierre Riba, créateur d’architectures poétiques, coupe, use et détourne le destin du carton. Pierre Souchaud, peintre et éditeur – il a été directeur de rédaction et de publication de la revue Artension – expérimente librement purs volumes et surfaces transgressives . Réunies par la seule volonté de Jacques Fabry, directeur de la galerie, leurs oeuvres se répondent et se complètent avec bonheur dans une grande connivence.
Collection de la Praye - 16, chemin du Gourlas - Fareins - Renseignements


A la galerie Chybulski

Jusqu’3 novembre, NathMP : fidèle de la galerie où elle a déjà exposé deux fois en solo et participé à chacune des expositions collectives, cette artiste de la région est en recherche permanente. Elle présente là ses dernières œuvres : des peintures et surtout des sculptures lumineuses. Extrêmement originales elles sont l’aboutissement de ses explorations sur la matière et de son travail sur des jeux d'ombres et de lumières.
A ne pas manquer ce dimanche 20 octobre, dès 16 heures : rencontres avec l'artiste autour d'un gouter « surprises » et en musique avec le percussionniste Brahim M'Sahel
Galerie Chybulski - 118 Traverse de Cosset - Ville sur Jarnioux - site internet





Au musée Dini

Jusqu’au 9 février 2014, Les Lyonnais rencontrent l’Orient (1840 – 1930) : Une cinquantaine d’artistes dont Pierre Combet-Descombes, Eugène Delacroix, Gustave Doré, Raoul Dufy, Henri Matisse. Plusieurs animations autour de l’exposition seront proposées durant toute sa durée : notamment Concert sandwich avec le quatuor Debussy le 8 novembre et Peinture et cinéma le 10 janvier
Musée Paul Dini - 2 Place Faubert - Villefranche - Renseignements

Zen copyright, extrait : trois « streetartistes » à la galerie Chybulski

La Galerie Chybulski réserve toujours de bonnes surprises. Pour cette rentrée, elle propose, pour une semaine encore, Zen copyright, extrait avec les oeuvres de trois « streetartistes » : Pedrô, SP 38 et YarpSpray.
Pochoiriste, Pedro vit et travaille à Paris où il tient une galerie, l'atelier Dorian Gray. Pour ses pochoirs, il utilise toutes sortes de matériaux, dont on peut voir quelques exemples à la galerie : authentique pavé parisien, arrière de réfrigérateur, ou cagette. Sp38 est colleur d'affiche, peintre, performeur. Il vit depuis 15 ans à Berlin
Egalememt pochoiriste, YarpSpray, il vit et travaille à Paris.
Artistes engagés, ils parcourent les rues des villes et collent ou "sprayent" les murs ou autres supports accessibles. Tous les trois ont été très impliqués dans des squats d'artistes à Paris dans les années 90 notamment au travers de la Zen Copyright. Fondée au début des années 1990, par Ed Néant et SP38 au squat d'artiste le Garage 53, à Paris, dans le 17ème arrondissement, La Zen copyright était un groupe de peintres, affichistes, performers , squatteurs, musiciens... Ils faisaient beaucoup d'affiches peintes à la main et des affichages sauvages en groupe, du "piratage" d'évènements, performances, expos très colorées...
En 1995, la Zen Co part pour Berlin, investit Tacheles et Action Galerie puis Magic Galerie et rencontre Tchika Tchybulski, groupe d'artistes Berlinois dont faisait partie Uli Traunspurger, de la galerie Chybulski. Ce sera aussi un peu la fin du groupe ...
L'expo, explique Elisabeth Triboulet, maitresse des lieux, s'appelle Zen copyright , extrait , car c' est un peu le début d'un retour ; ou au moins les prémices à une "re-formation" de ceux qui restent pour l’expo en 2014 à Paris.
A ne manquer sous aucun prétexte. C’est beau, joyeusement subversif et furieusement rock ‘n roll.

Du 31 aout au 15 septembre - - Galerie Chybulski - 118 Traverse de Cosset - Ville sur Jarnioux - Horaire : du jeudi au dimanche de 15 à 20 heures - Renseignements : 04 74 03 89 94 ou site internet
Texte et photos Emmanuelle Blanchet - 7 septembre 2013

Insight, nouvelle exposition de la Collection de la Praye

Toute photographie, aussi simple et « réaliste » soit-elle, est mise scène. Il suffit de regarder à travers un objectif pour s’en persuader. Et les artistes qui utilisent les procédés photographiques, sont les maîtres d’œuvre, les magiciens de cette mise en scène, explique Jacques Fabry dans sa présentation de Insight la nouvelle exposition présentée jusqu’au 29 juin à la Collection de la Praye, à Fareins.C’est à partir de ce postulat que les quatre artistes présentés – Hervé All, Fabien Didelot, Akira Inumaru, et Pierre Cambon - ont été choisis. Si la technique utilisée par chacun estbr> différente, tous ont un univers d’une grande force tant esthétique que symbolique.
Lyonnais d’origine, Hervé All, pour les œuvres présentées issues des séries Women Lightscape et Dancing Leavesn’a utilisé que le temps et la lumière. N’a réalisé qu’une seule longue pose par photographie. Il en résulte une vibration, un dédoublement surnaturel et troublant du sujet.
Troublante aussi est l’œuvre de Fabien Didelot, qui propose une série de jouets juste assez modifiés pour ne pas avoir tout à fait l’air de ce qu’ils sont. Photographiés sur fond noir, ils figurent des fétiches un peu malsains, mais terriblement attirants …
Né au Japon Akira Inumaru, vit actuellement à Rouen. Son œuvre, inspirée par sa culture d’origine, est toute entière tournée vers l’interrogation des autres mondes, ce qui ce cache derrière les apparences, ou la vie après la mort. Ainsi dans sa série Hanamuke, il embrasse un crane couvert de pétales de fleurs, pour matérialiser l’idée que la mort n’est pas la fin de la vie mais un changement d’état.
Pierre Cambon, enfin, associe gravure en taille douce et photographie. La série qu’il présente à la Collection de la Praye, intitulée Du couple est constituée de photographies sur dessins (et non de photographies retravaillées au dessin). Tout à la fois fortes, douces et sensuelles, ses œuvres évoquent le lien, l’osmose, des corps comme des matières.
Du 1er au 29 juin - Ouverture les vendredi & samedi de 13h à 19h, les autres jours sur rendez-vous - Collection de la Praye - 16, chemin du Gourlas - 01480 Fareins - Renseignements

Rencontre avec Jean-Marc Revy, à l'occasion des 5 ans du 116art

La galerie Le 116art a 5 ans. Pour fêter l’événement elle présente jusqu’au 13 juillet une exposition intitulée Crisis, what else, et composée d’ œuvres originales réalisées spécialement pour l’occasion par chacun de ses 15 artistes permanents. Cineartscene en a profité pour rencontrer le maitre des lieux, Jean-Marc Revy, qui est revenu sur son parcours et l’aventure de la galerie

Longtemps directeur des ressources humaines chez Danone, rien ne destinait Jean-Marc Revy à ouvrir une galerie d’art contemporain. Rien sauf la passion. Celui qui, pour se détendre entre deux réunions syndicales, allait visiter musées et galeries, à Paris ou ailleurs, a en fait longtemps muri son projet avant de se lancer, avec les conseils de son épouse, artiste et historienne de l’art.
C’est une préretraite dans des conditions très intéressantes, précise-t-il, qui lui a permis d’ouvrir la galerie plus tôt que prévu, en 2008, et de commencer ce qu’il considère non comme une occupation de retraité, mais comme sa seconde vie professionnelle.Propriétaire d’une maison à Villefranche, au 116, route de Frans, depuis son passage à Blédina dans les années 90, c’est tout naturellement là qu’il s’est installé. Il a fallu faire des travaux importants pour transformer un corps de bâtiment qui comprenait des studios et des garages. Tout a été démoli et remonté pour en faire une galerie assez haute – près de 4 m de haut – afin de pouvoir exposer des grands formats, des volumes, des sculptures, etc… Un toit terrasse a été créé pour exposer à l’extérieur des installations qui soient visibles de la rue, raconte Jean-Marc Revy. Le petit jardin qui peut aussi accueillir des œuvres, complète l’espace du 116art. Néanmoins, le choix de Villefranche n’était pas si évident. Au début, seuls 10% des visiteurs étaient caladois, les autres étant essentiellement lyonnais. Aujourd’hui, les caladois représentent environ le quart des visiteurs. Ceci grâce aux choix des artistes exposés : des artistes vivants, professionnels, qui s’expriment avec tous types de medium : peinture, estampe, dessin, photo, céramique, installation, sculpture, de façon à couvrir tout le champ de l’art contemporain et ainsi intéresser le plus grand nombre explique Jean-Marc Revy. Le choix des artistes, justement est fondamental. Le plus souvent, c’est lui qui est sollicité. Mais ce qui fait qu’il accepte un artiste c’est le coup de foudre. Après, j’analyse ce coup de foudre et là il y des critères. Il faut qu’il y ait du sens dans l’œuvre, qu’elle dise quelque chose, qu’elle soit belle et qu’il y ait du travail. Et puis il y a tout ce qui est de l’ordre de l’affectif : il faut que cela m’émeuve, me fasse sourire, voire même m’énerve ou me choque. Si je ressens ces émotions, alors les autres aussi peuvent les ressentir. Il faut des œuvres qui fassent que quand vous ressortez, vous n’êtes plus le même. Et puis important aussi : il faut que je m’entende bien avec l’artiste ! Le critère financier est important aussi. A la galerie, les œuvres valent en moyenne entre 300 et 5000 €. Parfois plus mais jamais moins. La galerie, qui ne reçoit aucune subvention, par souci d’indépendance, doit bien évidemment vendre. Au minimum pour le double du prix de revient de chaque exposition, les artistes touchant 50% du prix de l’œuvre vendue. Pour l’avenir, Jean-Marc Revy aimerait pouvoir collaborer avec des galeries parisiennes ou même milanaises. Il souhaiterait aussi pouvoir trouver des lieux plus grands, plus prestigieux où montrer ses artistes sous contrat. Quant au futur immédiat, c’est une deuxième participation à Résonance, le réseau de galeries participant la Biennale de Lyon – du 12 septembre au 5 janvier prochain – avec publication dans le catalogue édité à 30 000 exemplaires.
Texte et photos Emmanuelle Blanchet - 6 juin 2013 Exposition Crisis, what else, jusqu’au samedi 13 juillet 2013. Ouverture du jeudi au samedi de 15 h à 19 h, le 1er dimanche du mois de 15 h à 18 h et sur rendez-vous. Le 116art, 116 route de frans (derrière la Gare) - Villefranche. Renseignements
Le vernissage de l'exposition fêtant les 5 ans du 116art s'est déroulé en présence d'un public nombreux. Un succès mérité pour une galerie qui se bat pour faire découvrir des oeuvres peu visibles ailleurs
De gauche à droite des oeuvres de Gérard Mathie, Dominique Torrente et, au sol une installation de Julie Sorrel

Witajcie, bienvenue à 4 artistes polonais à la galerie Chybulski

Du 24 mai au 16 juin, la galerie Chybulski présente Witajcie, bienvenue à 4 artistes polonais : Tereska Rozwadowska, Wojtek Hoeft, Mateusz Sikora, et Adam Malek
A l’origine de cette exposition il y a le désir d’approfondir la collaboration existant avec la graveuse Tereska Rozwadowska et le sculpteur Wojtek Hoeft, tous deux polonais, en proposant à chacun d’inviter un autre artiste de leur pays d’origine
Tereska Rozwadowska, née en Afrique du sud, vit successivement en Pologne, où elle étudie l'art, en France et en Californie avant de venir dans la région. Elle revendique plusieurs vies, plusieurs passions, notamment son métier d'agricultrice et la création à travers la gravure. Son travail est précis, léger, empli d'humanité. Son invité, Adam Malek est né en 1957 à Cracovie en Pologne où vit toujours. Graveur également, Il a dirigé pendant 15 ans l'atelier de gravure de l'union des Artistes Plasticiens Polonais. Il a à son actif plus d’une dizaine d’expositions individuelles et des participations à plus de 100 expositions collectives en Pologne et à l’étranger.
Wojtek HOEFT est né en 1967 en Pologne. Il est installé depuis quelques années à Berlin. Il travaille plusieurs matériaux, notamment le bronze et la résine polyester (matière des pièces maitresses exposées à la galerie). Il trouve son inspiration dans l'être humain, le corps, Son travail est figuratif, plein de force et d'énergie. Il a exposé en Allemagne, Pologne, Hollande, France
Son invité, Mateusz Sikora est né en 1971, à Varsovie a vécu et étudié en Australie avant de revenir en Pologne, à Cracovie. Les pièces exposées à l'exposition sont en métal. Là encore, l'homme est au centre de son œuvre. Ses personnages semblent en perpétuel mouvement. Il a exposé en Pologne, Australie, Allemagne, Belgique, Suisse et France

Du 24 mai au 16 juin - Galerie Chybulski - 118 Traverse de Cosset - Ville sur Jarnioux - Horaire : du jeudi au dimanche de 15 à 20 heures - Renseignements : 04 74 03 89 94 ou site internet

>La galerie Chybulski a offert le 24 mai dernier à l'occasion du vernissage de son exposition consacrée à des sculpteurs et graveurs polonais, un récital de la violoniste Veronika Schreiber-Kadlubkiewicz. Laquelle a notamment interprété une oeuvre de la compositrice contemporaine Grazina Bacewicz, trop méconnue en France. De gauche à droite : Dwojtek Hoeft, Adam Malek, la violoniste Veronika Schreiber-Kadlubkiewicz, Tereska Rozwadowska et Mateusz Sikora. En dessous, un ensemble de sculpture de Dwojtek Hoeft
Texte et Photos Emmanuelle Blanchet - 27 mai 2013

François Riche expose ses photos à Clochemerle

Dans le cadre de l’édition 2013 des « Artistes de Clochemerle exposent… » les 1er et 2 juin, les organisateurs invitent cette année un intervenant extérieur, en l’occurrence François Riche qui exposera ses photographies. François Riche collaborateur occasionnel mais fortement apprécié de Cineartscene !
Outre une activité de rédacteur pour la presse économique et cultuelle, le journaliste François Riche photographie également depuis les années 1980 pour la presse papier et pour son plaisir.
En qualité de photographe, il immortalise notamment depuis environ cinq ans des instants de la vie ordinaire qui sortent de l'ordinaire. Pour cela, il se focalise plus particulièrement sur des situations inhabituelles, sur des scènes de rue parfois cocasses, sur la beauté ou la singularité d’un paysage, d’une architecture, d’un objet usuel, ou encore sur le témoignage toujours présent d’un passé révolu, sur un angle de vue original, etc. Ses sources sont multiples : au coin de la rue, en bas de chez, comme à l’autre bout du monde, lors de ses nombreux voyages lointains à l’étranger. « En restant attentif, tout est potentiellement prétexte à déclic. Il faut être là au moment opportun et se faire discret pour conserver et capturer l’innocence d’une scène », indique-t-il. L’instantanéité est sa matière de travail, il n’y a pas de place à la prémédication. En ce sens, l’approche de François Riche tient plus du photojournalisme que de la photo artistique pure généralement élaborée à partir d’une mise en scène réfléchie, puis retouchée numériquement. Pour autant, il ne s’agit pas non plus des « photos chocs ». François Riche ne dénonce pas, ne glorifie rien. Il rend seulement compte d'une réalité de terrain quotidienne, qu’il fige à un moment précis. Depuis presqu’un an, ses « instants de la vie ordinaire qui sortent de l'ordinaire » font l’objet d’une publication quotidienne sur Facebook, sans démériter, et dont l’attrait et les commentaires des internautes vont croissants.
Ce sont ces photos-là qui seront exposées, parmi les œuvres des artistes de Clochemerle, à la Petite Place du Tertre, à Vaux-en-Beaujolais, le nom officiel de ce célèbre village du Beaujolais.

Photo François Riche

Photo François Riche

Zwy Milshtein, peintre par nécessité

Je suis peintre car je ne sais rien faire d’autre ! C’est ce qu’a répondu avec humour Zwy Milshtein au public venu assister à sa conférence donnée à la Collection de la Praye dans le cadre de l’exposition Portrait (auto)portrait) le 18 mai dernier.
Animée par le directeur de la galerie, Jacques Fabry, la conférence a été l’occasion d’un échange fructueux avec celui qui dit ne pas avoir cessé de peindre car enfant il n’a pas entendu les autocritiques qui doivent empêcher tout un chacun de continuer…
Rempli d’interrogations sur le marché de l’art, l’histoire et le devenir de la peinture, Zwy Milshtein, malgré ses doutes, sa modestie, est l’un des plus grands représentants de ces artistes juifs nés en Union Soviétique – la Moldavie en l’occurrence - qui ont tous en commun de peindre la richesse de leur monde intérieur. Zwy Milshtein a ainsi expliqué qu’il ne peignait pas dans la réflexion, mais en se laissant guider par le geste. Les objets apparaissent sur ses toiles selon les besoins en termes de couleur. Sa démarche est toujours d’ordre esthétique plutôt qu’intellectuelle. Mais, ce faisant, ce sont toutes ses obsessions et son histoire qui transparaissent.
Egalement écrivain et auteur de pièces de théâtre, Zwy Milshtein ne doit être pris au sérieux que par ses œuvres et surtout pas lorsqu’il parle de lui-même...
L'exposition Portrait(auto)portrait se poursuit à la Collection de la Praye jusqu'au 27 juin

Texte et photos Emmanuelle Blanchet - 21 mai 2013

Le peintre Zwy Milshtein (à droite) à côté de Jacques Fabry

Portrait(auto)portrait à la Collection de la Praye

Pour sa réouverture après la mise en sommeil hivernal, la Collection de la Praye présente un ensemble de 56 oeuvres, portraits et d’autoportraits réalisés par plus de 30 artistes liés à la région de Lyon, artistes confirmés ou émergents. L’exposition illustre ainsi la variété des approches et des styles, mais aussi la vitalité de cet art délicat et subtil du portrait.
Pour sélectionner et réunir ces œuvres, la Collection de la Praye a donné carte blanche au critique d'art Bernard Gouttenoire.
Celui-ci donnera le samedi 11 mai une conférence-débat dans la galerie sur l’art du portrait dans l’Ecole lyonnaise, entre 16 heures et 17 h30.

Autre conférence : samedi 18, de 16 heures à 17 h 30, Zwy Milshtein parlera de de sa vie, de sa peinture et du théatre.

Du 27 avril au 27 mai 2013, ouverture les vendredi & samedi de 13h à 19h, les autres jours sur rendez-vous - Vernissage le samedi 27 avril de 14 à 20 heures - Collection de la Praye - 16, chemin du Gourlas - 01480 Fareins - Renseignements

Le peintre Gérard Gasquet pendant sa conférence, le 4 mai

Expo Photo : Le Triporteur… à Belleville, d’après le Tour en Beaujolais en 80 jours

Le 4 juillet 2012, l’artiste-photographe Dominik Fusina s’en est allé de Villefranche-sur-Saône pour une folle aventure, en l’occurrence réaliser le tour du Beaujolais en 80 jours à cheval sur un triporteur au look subtilement rétro.
Cet exploit – car il s’agit bien de cela lorsqu’on pédale durant 1 350 km, par tout temps, franchissant 15 cols, sans affinité particulière pour le vélo – cet exploit, disais-je, relève d’un véritable défi personnel et professionnel. Outre le mental, le physique ne devait pas faire défaut, non plus, en pareil cas. Assurément, les cuisses de notre Phileas « Frog » caladois ont dû se souvenir longtemps de ce périple… Mais peut-être pas autant que les esprits encore marqués de certaines personnes. Il y a d’abord celles qui ont offert le gîte et le couvert, presque chaque soir à Dominik. Rappelons ensuite les aficionados qui ont régulièrement suivi chacune des étapes, relayées dans les colonnes du « Progrès » et du « Patriote Beaujolais », ou dans le blog créé à cette occasion. Enfin, signalons ces spectateurs improvisés qui, devant chez eux, au bord de la route, assistaient au passage inopiné de notre hurluberlu affublé de bretelles de grand-père et d’une paire de lunettes vintages de type aviateur, et qui l’ont encouragé bien chaleureusement. En fait, assez rapidement, tel un héro du Far West, la légende précédait l’arrivée de l’intéressé.
Alors que certains auront voulu voir dans ce « Tour du Beaujolais » une belle opération de communication, j’y ai personnellement perçu une élégante manière d’apprivoiser l’être humain, espèce réputée de plus en plus d’individualiste et de moins en moins facilement accessible. Rappelons que le but premier de ce voyage était de réaliser un ensemble de reportages pour constituer une véritable banque de données photographiques de notre patrimoine régional, notamment ses sites, ses bâtiments, ses petits métiers, son art de vivre, ses scènes insolites, etc., et bien entendu ses habitants. Or, quand on connaît la réaction généralement de plus en plus sur la défensive des Français pris en photo dans la rue, reconnaissons le talent de Dominik Fusina d’avoir su créer le climat de confiance optimal pour mener à bien son œuvre auprès des autochtones, fruit de quelque 27 500 clichés.
L’exposition de photo en tirages d’art grand format est présentée à l’Hôtel-Dieu de Belleville. Elle présente une infime partie du travail photographique et artistique, car elle se focalise sur les onze communes du canton de Belleville.
Texte © François Riche, 2013.

Hôtel-Dieu de Belleville, jusqu’au 11 mai 2013.
68 rue de la République 69220 Belleville. Tél. : 04 74 66 44 67
Du mardi au vendredi de 10 h à 12 h et de 14 h à 18 h (17 h le samedi).

Point de repères, la nouvelle exposition du Musée Dini jusqu'au 15 septembre

Depuis l’antiquité, l’Homme cherche à positionner des points de repère afin de se situer dans l’espace et dans le temps. Alors que nous sommes de plus en plus soumis à la nécessité de nous repérer dans des espaces saturés par les images et les informations, l’exposition analysera les marques et les traces qui servent à nous orienter. Elle interrogera également la définition du « territoire » et celle de la frontière : alors que les cartes obéissent habituellement à des conventions, l’artiste se laisse la liberté de créer des cartes imaginaires.
Avec les oeuvres de : Jean-Philippe Aubanel, Arièle Bonzon, Christine Crozat, Jacques Damez, Marc Desgrandchamps, Véronique Ellena, Philippe Favier, Vincent Gontier, Guy Limone, Anne Mangeot, Pascal Poulain, Jacqueline Salmon. L'exposition est présentée avec le label Un Été contemporain, action répondant à une des missions principales du Musée Paul Dini qu’est la découverte et la diffusion d’artistes rhônalpins. L’aventure estivale entame sa nouvelle édition à travers un regard de la scène artistique de la région Rhône-Alpes.

Musée Paul-Dini - 2 place Faubert - Villefranche-sur-Saône
horaires d’ouverture : mercredi de 13h30 à 18h ; jeudi et vendredi de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h; samedi et dimanche de 14h30 à 18h
Renseignements

Bernard Perrut, maire de Villefranche, et Jean-Luc Guenichon, adjoint à la Culture, devant Horizon III , croquis sculptures, de Vincent Gontier


Photographies d'Arièle Bozon

Nature morte de la plasticienne Julie Sorrel au 116art

Depuis le 15 mars et jusqu’au 4 mai prochain la galerie le 116art expose des œuvres de la jeune plasticienne lyonnaise Julie Sorrel. On peut notamment découvrir ses productions les plus récentes comme les 3 vanités, mais aussi d’autres plus anciennes comme La Chaise (2002), exemple marquant de ses « volumes-photos », ou encore plusieurs de ses Cartes (2001-2011)
Toute l’originalité du travail de Julie Sorrel consiste à utiliser la photographie pour créer des objets inspirés du quotidien et pourtant totalement fantasmagorique. Employé pour créer des objets en trois dimensions, à l’échelle 1, le média photo donne à ses œuvres, par son effet de « trompe l’œil » une grande accessibilité, une séduction « au premier regard ». Pourtant il ne faut pas s’y tromper, ce que cherche Julie Sorrel, c’est bien à déstabiliser, à inciter à voir au-delà des apparences et à recréer un monde de toutes pièce. Cette démarche est flagrante dans ses Cartes, paysages constitués à partir de cartes d’état major « déstructurées, froissées, déchirées, pliées, décomposées, recomposées »

Exposition du vendredi 15 mars au samedi 4 mai 2013. Ouverture du jeudi au samedi de 15 h à 19 h, le 1er dimanche du mois de 15 h à 18 h et sur rendez-vous. Le 116art, 116 route de frans (derrière la Gare) - Villefranche. Renseignements
Texte et photo Emmanuelle Blanchet - 27/3/2013

Les 3 Vanités

Oskar Kokoschka et Zwy Milshtein à la galerie Chybulski du 5 au 21 avril

En 406 avant notre ère, Aristophane écrit Les Grenouilles, pièce très critique envers le milieu littéraire de son époque. La mort d'Eschyle et de Sophocle ayant laissé un grand vide sur la scène, Aristophane imagine que Dionysos, le dieu du théâtre, descend aux Enfers pour en ramener un tragique. Euripide y dispute le prix de la tragédie â Eschyle. Chacun des deux rivaux vante ses qualités et attaque les défauts de son adversaire. Enfin on apporte une balance où Dionysos pèse les vers des deux poètes. Eschyle l'emporte. Tout ceci sous les yeux des grenouilles qui peuplent les marais des Enfers…
Passionné par l'antiquité et la littérature grec, Kokoschka réalise en 1967 une série de douze Eaux-Fortes inspirée des grenouilles d’Aristophane, qui pour le la petite histoire, serait aussi une dénonciation de la situation politique du moment en Grèce, à savoir les débuts de la dictature des Colonels.
Presque 50 ans après, la Galerie Chybulski a eu l’idée géniale de demander à Zwy Milshtein de donner sa propre interprétation de ce même texte, en gravures. Défi qu’il a relevé également en 12 tableaux. Ce sont ces 24 gravures qui sont présentées à la galerie Chybulski jusqu’au 21 avril. A ne manquer sous aucun prétexte !

Oskar Kokoschka :
Peintre, écrivain, né en1886 en Autriche. Après des études à l'école d'art de Vienne (où il sera élève de Gustave Klimt), il s'installe quelques années à Berlin. Il retourne à Vienne jusqu'à la guerre, pendant laquelle il est grièvement blessé. Le travail, le contexte politique ou l'amour le mènent ensuite à Dresde, Prague, Londres puis enfin Montreux en Suisse où il décède en 1980. Artiste engagé et accompli il n'a pas seulement peint, mais aussi gravé, dessiné, écrit, conçu des décors et costumes de scène ou encore illustré des textes classiques.
Zwy Milshtein :
Peintre et écrivain d'origine moldave, né en 1934 à Kichinev. Après avoir fuit la Moldavie, il vit quelques années en Israël. Il débarque en France – à Paris - à l'âge de 22 ans pour intégrer l'école des Beaux-Arts. Il arrive dans notre région en 2006 et s'installe dans un atelier des Grands Moulins à Gleizé. Depuis 1952, il a exposé ses œuvres dans des galeries et musées du monde entier, menant une carrière internationale. Il travaille la peinture mais aussi tous les genres de la gravure : sur cuivre, bois, métal, plexiglas (technique utilisée pour les gravures présentées à cette expo) ou encore la gravure numérique (digigraphie). Toujours curieux d'aborder de nouvelles techniques, il écrit dans un texte pour se présenter : J'ai adopté la formule du camarade Lénine : apprendre, apprendre et apprendre, tant qu'on est vivant et même après si c'est possible

Galerie Chybulski du 5 au 21 avril - Lieudit Le Cosset - Ville-sur-Jarnioux Renseignements

2e édition du Printemps des Arts du 22 au 24 mars

Ce week-end une dizaine d'ateliers d'artistes ouvraient leurs portes au public. Une occasion unique pour tout un chacun de pénétrer sans complexe dans ces lieux quelque peu intimidants, et surtout de rencontrer des artistes plus accessibles qu'on ne l'imagine, en toute convivialité. Cineartscene en a visité un certain nombre - Dominique Juban, Béna, Régine Godignon, Jean-Michel Debilly, et Uli Traunspurger qui hébergeait Sergueï Ivanejev et Michel Corbex. Découvrez les dans le diaporama ci-dessous (cliquer sur plein écran pour voir les commentaires)

2e édition du Printemps des Arts du 22 au 24 mars

On connait Ecriture et Papyrus, pour ses ateliers d’écriture. On sait moins que l’association a aussi à cœur de créer des événements transversaux avec d’autres disciplines artistiques. C’est dans ce cadre qu’elle propose pour la deuxième fois le Printemps des Arts, l’objectif étant de permettre au plus grand nombre de découvrir l’univers d’une douzaine d’artistes du Beaujolais. Du vendredi 22 au dimanche 24, peintres, sculpteurs, restaurateurs de tableau, transfigurateurs de métal, ouvrent les portes de leur atelier pour accueillir les curieux avec convivialité. Une occasion exceptionnelle de découvrir des œuvres, mais aussi les matières, les formes, les couleurs bruts et les différentes étapes de la création.
Derrière cette opération, il y a de la part des artistes participants une volonté authentique de partage et d’investissement personnel. Ainsi, dans certains ateliers, les visiteurs pourront en plus assister à différentes animations : la peintre Régine Godignon propose le 22 à 18 h 30 un Apéro-concert avec Pier'O, chanteur, compositeur interprète de chansons à texte ; pendant les 3 jours, Dominique Juban partagera la passion de son métier de restauration et de conservation de tableaux et d'artiste par des démonstrations de son savoir-faire ; le 24 à 11 h au Papyrus : lectures croisées d'ouvrages de Jean Raine - écrivain et peintre du groupe Cobra - et du journal de Sanky Raine par Sylvie Callet et Emmanuelle Della Schiava. Plus étonnant, Béna, artiste plasticienne, animatrice du Group’Artuel, organise durant ces 3 jours, un Troc’Artuel. Autrement dit, explique Béna, « les artuélistes volontaires proposent une œuvre de leur choix en troc contre … ce que votre cœur, votre savoir-faire voudront leur proposer… Lors de votre visite, Inscrivez votre offre d’échange sur un post-it avec votre numéro de téléphone. Posez-la près de l’œuvre qui vous intéresse (un prix indicatif et non contractuel sera indiqué sur les œuvres concernées)… A la fin de la manifestation, les artistes intéressés par une proposition prendront contact avec la personne qui en sera à l’origine. Chaque artiste est libre de son choix et n’est pas dans l’obligation de céder son tableau. »
Artistes participants : Jean-Michel Debilly - Villefranche, Béna - Jassans, Régine Godignon – Jassans, Zvi Milshtein – Villefranche, Marc Da Costa et Dominique Sagnard – Anse, Dominique Juban – Anse, Arno – Oingt, Uli Traunspurger, et ses invités Serguei Ivanejev et Michel Corbex – Ville sur Jarnioux, Bénédicte Montoy – Lantignié
Renseignements

Jean-Luc Bari expose à la galerie Le 116art

La galerie le 116art, propose pour la première exposition de l’année de découvrir Jean-Luc Bari et ses Objets de curiosités. Tout à la fois peintre et sculpteur, le plasticien de Besançon travaille différentes matières comme le bois, la céramique, le polystyrène pour créer un univers inspiré du quotidien et de ses objets les plus banals, cintre, bouteille, sac à dos, spot, miroir… Par des « recouvrements » aux superbes drapés, il nous incite à les regarder autrement, d’un œil neuf, comme l’explique Laurent Devèze, Philosophe, Directeur de l’Institut Supérieur des Beaux-Arts de Besançon :
Le visiteur [qui] saura, dans le tête à tête souvent joueur et sensuel des matières employées et des couleurs choisies, trouver le sens de cette démarche, qui, en cachant, nous forcerait alors à regarder les choses. Un peu comme ces interdits qui ajoutent au désir une dimension frénétique, le travail de cet artiste dépose sur les objets une feuille de vigne délicate qui saura nous obliger à cesser d’entretenir paresseusement un regard neutre, pour aborder une découverte du monde et des objets qui le peuplent d’une manière enfin concupiscente.
Depuis 5 ans – l’anniversaire est prévu pour le mois de mai prochain – Jean-Marc Revy, est aux commandes de la galerie le 116art pour laquelle il sélectionne avec une rigueur bienveillante les artistes présentés. Parmi ses critères, il y a bien sur son goût personnel, l’émotion ressentie, et l’entente avec le créateur. Mais surtout Jean-Marc Revy a choisi de n’exposer que des artistes professionnels et vivants, dont l’œuvre exprime une idée forte, critique de l’art ou sociale, ou encore humour et fantaisie. L’investissement physique de l’artiste dans son travail de la matière doit aussi transparaitre.
Ce qui l’a séduit dans l’œuvre de Jean-Luc Bari ce sont justement ces fameux « recouvrements » qui favorisent le regard et le rendent plus précis, comme aspiré…

Galerie le 116art, jusqu’au 2 mars 2013.
Du jeudi au samedi de 15 h à 19 h, le 1er dimanche du mois de 15 h à 18 h et sur rendez-vous.
Renseignements

Objets de curiosités de Jean-Luc Bari

La France de Raymond Depardon

Le célèbre photographe Raymond Depardon est né à Villefranche-sur-Saône, en juillet 1942, dans une famille de cultivateurs du Garet.
Il expose actuellement à l’Hôtel de Région, à Lyon Confluence, et nous nous devions d’en rendre compte à Cineartscene car, comme il l’a déclaré lors de la soirée du vernissage, « c’est pour lui, en quelque sorte, un retour chez lui. »
Présentée initialement à la Bibliothèque nationale de France fin 2010, avec plus de 80 000 visiteurs, « La France de Raymond Depardon » est une exposition qui termine son itinérance naissante à Lyon. Aussi, sachez en profiter.
Nous assistons là au fruit d’un travail photographique titanesque de six ans, durant lesquels l’artiste a parcouru 70 000 km au volant de sa camionnette-atelier, traversant toutes les régions de l’Hexagone, « cette France oubliée, la France des sous-préfectures » comme Depardon le précise. Parmi ses 7 000 prises de vues, il en a sélectionné 800, puis retenu 320, reproduites en pleine page dans un beau livre coédité par Le Seuil et la BnF. Le consulter est l’unique moyen de réaliser le travail fourni, car l’exposition ne présente qu’une vingtaine de clichés. Mais quels clichés ! Des tirages géants à taille humaine, en format 1/1.
Une telle vision permet d’être absorbé par la lumière, les couleurs, la netteté des détails de chacune des prises de vue, confirmée en cela par l’attitude de quelques spectateurs qui s’approchent de ces grands formats, comme happés. A quoi cela tient-il ? D’abord, au talent de l’artiste qui réussit à captiver avec un sujet banal : des vues de devantures, d’asphaltes, de rues… Ensuite, à l’emploi d’un appareil photo inhabituel, comme surgit d’un autre temps : une chambre photographique de grand format (20x25) montée sur un trépied et alimentée de films onéreux. La qualité d’image extraordinaire due à une profondeur de champ unique et une égalisation des lumières, permet aux détails que nous ne voyons généralement plus, de ressurgir. Une expérience unique.

Texte et photos © François Riche, 2012.

La France de Raymond Depardon, jusqu’au 2 mars 2013.
Hôtel de Région Rhône-Alpes, 1 esplanade François Mitterrand, Lyon-Confluence.
Du lundi au samedi, de 10h à 19h.

Lyon et l'Art Moderne de Bonnard à Signac 1920-1942

Durant la période de l'entre-deux-guerres les artistes parisiens se réunissent à Lyon constituant ainsi une des scènes artistiques les plus marquantes pour l'art moderne. Formés en 1920 par des peintres et sculpteurs, issus de l'école des beaux-arts de Lyon, le groupe Zianiar inspire pendant quatre ans la vie culturelle lyonnaise. Dès 1952 est créé le Salon du Sud-Est où se cotoient Pierre Bonnard, Paul Signac, Henri Matisse et leurs confrères lyonnais. La ville est alors animée par un nombre important de critiques d'art. Dans le même temps, les photographes Théodore Blanc et Antoine Demilly immortalisent les relations d'amitiés qui unissent les artistes et leurs critiques et collectionneurs. L'exposition met en avant le rôle du Docteur Emile Malespine, Marcel Michaud, Marius Mermillon, Georges Besson ainsi que des écrivains Joseph Jolinom, Henri Béraud et Mathieu Varille. Enfin, les Arts décoratifs et la photographie sont mis à l'honneur.

Musée dini : du 14 octobre 2012 au 10 février 2013

Renseignements : Musée Dini

L'exposition Quartier Libre au nouvel atelier Anastudio

A partir du 15 décembre et jusqu’au 3 février prochain, vous pourrez découvrir une exposition intitulée « Quartier libre », exceptionnelle par son sujet – la présentation d’une série de « Musik’Tubes » – mais aussi parce qu’elle est l’occasion de l’ouverture d’un nouvel atelier d'artiste : Anastudio, au 49 rue Lirette, à Villefranche, qui sera tout à la fois lieu de création, de travail et d’exposition
Les « Muzik’Tubes » sont des œuvres réalisés à partir de « Paint’Tube », performance mettant en scène des musiciens, un vidéaste, un tube transparent en Lexan© (ou polycarbonate transparent) de 1,75 m de haut par 1 m de diamètre, de la peinture, des pinceaux, une artiste et ses « collaborateurs » amateurs, en l’occurrence des détenus de la maison d’arrêt de Villefranche,.
Derrière ce projet, il y a une véritable équipe : la plasticienne Ana à l’origine du projet, l’ADAMAV (Association pour le Développement des Activités de la Maison d’Arrêt de Villefranche sur Saône), KARé Prod, Anaystof, les musiciens Lionel Martin (saxophoniste), Rémi Gaudillat (trompettiste) accompagné d’Agnès Moyencourt et Laurent Fléchier, Gérard Maimone (clavier) accompagné de Frédéric Roudet et Emmanuel Vallogne ainsi que Jean-Pierre Vial de Caméras Rouges qui a filmé chacune des performances.
« L’intérêt d’utiliser cette technique, explique Ana qui la pratique depuis une dizaine d’année, c’est de permettre à des amateurs de s’exprimer par la peinture sans appréhensions. Mais aussi de créer une ambiance unique, incroyable à vivre. Lorsque je vais dans les entreprises et que je distribue le matériel, dont les blouses, qui sont très importantes, parce qu’avec cet « uniforme », on supprime toute hiérarchie, se produit une régression, mais une régression positive, les participants retrouvant des sensations agréables oubliées souvent depuis l’école. » La collaboration avec Jean-Pierre Vial, qui selon Ana, a tout de suite su retranscrire ces émotions très particulières, est un élément indispensable du concept puisqu’il donne la possibilité de garder un témoignage de chaque performance.
Cette importance donnée au moment vécu, à la rencontre, autant qu’à l’œuvre elle-même, explique la volonté d’Ana de mener l’expérience à la maison d’arrêt. Elle a d’ailleurs envie de continuer à travailler avec des publics spécifiques, les non-voyants en particulier. Collectif d’artistes, l’équipe d’Anastudio, a pour l’avenir de nombreux autres projets dans ses cartons. A suivre avec attention.
A anastudio, se sont trois œuvres complètes, avec Paint’Tube, film et musiques, qui sont à voir : Le Lion et la dompteuse - 6x1,75m - 4/07/2012 - acrylique et encre sur Lexan©, Et je m’y suis miré - 3x1,75m - 8/08/2012 - acrylique et encre sur Lexan© et Regard - 3x1,75m - 12/09/2012 - acrylique et encre sur Lexan©
Quartier libre, à anastudio du 15/12 au 03/02/13
Plus d’infos sur www.studio.anartist.fr

« La Vedette, c’est vous », du photographe Dominik Fusina

Vous avez très certainement déjà croisé le photographe Dominik Fusina, au détour d’une rue de Villefranche-sur-Saône ou sur une route du Beaujolais, notamment à l’occasion de son estival tour du beaujolais en 80 jours à triporteur. En effet, l’homme sympathique est immédiatement reconnaissable à ses signes particuliers : une barbichette tressée, un crâne d’œuf – je m’autorise ce qualificatif douteux eu égard à l’autoportrait de l’intéressé ainsi titré dans une des pages de son site Internet – et un magnifique pendentif autour du cou, en l’occurrence son dernier joujou, un désirable Fuji X-Pro 1 à optiques interchangeables. Dominik aborde la photo à la manière d’un peintre ou d’un sculpteur, dans ses critères sélectifs de choix du modèle, du fond ou du décor, de la lumière, des couleurs, des reliefs… En s’affranchissant de tout académisme, son travail d’artiste confirme que la photo relève du 8e Art. Pour s’en convaincre, le Théâtre de Villefranche présente actuellement dans le hall d’accueil une exposition de ses œuvres, réalisées le cadre du festival Nouvelles Voix en Beaujolais qui s’est déroulé mi-novembre. Il ne s’agit non point d’un photoreportage sur les artistes qui se sont produits sur la scène caladoise, mais d’une sélection de tirages fruits de nombreuses séances de shooting pour le moins originales. Sous l’intitulé « La Vedette, c’est vous », cette initiative - dont c’est la deuxième édition - consiste à immortaliser sur papier photo des fans arborant le look et les mimiques de leur idole, française ou internationale. Le résultant est bluffant tant la frontière entre l’original et la copie est ténue

Texte et photos © François Riche, 2012.

La Vedette, c’est vous, du photographe Dominik Fusina, jusqu’au 22 décembre 2012.
Théâtre de Villefranche, Place des Arts, Villefranche-sur-Saône
Du lundi au vendredi, de 13h à 18h30.

Les artistes de la Communauté de Wismar à la galerie Chybulski

Jusqu’au 23 novembre, la galerie Chybulski présente 8 peintres et sculpteurs de la Communauté des artistes de Wismar (Allemagne), dans le cadre de la série de manifestations, organisées par la Hochschule de Wismar et l'université Lyon 1, pour célébrer les 50 ans du traité de l'Elysée (traité pour l'amitié franco-allemande).
Créée au début de l’année 1990 par des artistes établis à Wismar et ses environs, l’association de la Communauté des artistes de Wismar a pour objectif de promouvoir l’intérêt et la compréhension de la population pour l’art et sa valeur dans la société. Aujourd’hui, 20 ans après sa fondation, l’association est composée d’artistes toujours plus nombreux et le cercle des amateurs d’art en son sein s’est agrandi également. Les artistes exposés par l’association ne viennent pas seulement de la région du Mecklenburg-Vorpommern, mais de toute l’Allemagne et de l’étranger. 10 expositions sont organisées chaque année dans les locaux de la galerie. A côté de cette activité principale, des événements divers, par exemple des lectures, des discussions, des présentations ou des ventes aux enchères sont organisés.
Les huit artistes exposés à la galerie Chybulski :
Volkmar Förster, peintre, Wilko Hänsch, peintre, Angelika John, peintre, Rainer Kessel, sculpteur, Britta Matthies, peintre, Anna Martha Napp, sculpteur, Wolf-Dieter Pfennig , peintre, Klaus-Dieter Steinberg, peintre, Susanne Tonn , créatrice de bijoux, Karin Zimmermann, peintre

A noter que des conférences sont aussi sont au programme.
Expo sur les deux sites :
Galerie chybulski - 118 Traverse de Cosset – 69640 Ville sur Jarnioux
Tél: 04 74 03 89 94 – mail : ulueli@wanadoo.fr
Ouvert du jeudi au dimanche (et jours fériés) de 15h à 20h00, ou sur RDV
La B.U Sciences La Doua - Galerie B.U - 20 ave Gaston Berger – 69100 Villeurbanne
tél : 04 72 43 28 30
Ouvert du lundi au vendredi de 8h à 20h et le samedi de 9h à 17h30

Exposition Guy Brunet

Inscrite par essence même dans le cadre des 17es Rencontres du Cinéma Francophone en Beaujolais, l’exposition Guy Brunet s'est tenue jusqu’au 11 novembre à la Salle des Echevins de Villefranche S/S. On pouvait y découvrir plus de 250 figurines en carton représentants des personnalités de l’âge d’or du cinéma américain et français qui sont exposées à côté d’affiches, de décors et même de la reconstitution du studio dans lequel Guy Brunet a tourné son nouveau film inédit, Le Monde magique des frères Lumière Mais ces figurines sont beaucoup plus que cela. Elles sont la représentation de l’univers étrange et poétique de l’artiste, qu’Alain Moreau, commissaire de l’exposition, qualifie d’"homme cinéma" et qui se décrit lui-même comme "peintre, décorateur artistique cinématographique et réalisateur". Exceptionnelle par son ampleur, l’exposition permet aussi d’aborder l’"art brut" ou "modeste" d’une manière ludique et passionnante.
Guy Brunet est né à Viviez en 1945. Il passe son enfance dans le cinéma Plaza tenu par ces parents et ne se remet jamais vraiment de sa fermeture définitive en 1963. C'est alors qu'il commence à faire revivre son paradis perdu - l'âge d'or du cinéma des années 30 à 60 - par des re-créations singulières de carton avec lequel il commence au tournant du siècle à tourner ses propres films comme on jouerait avec des soldats de plomb... Consacrée déjà par de nombreux ouvrages et expositions, l'oeuvre de Guy Brunet est pour la première fois présentée dans sa globalité.

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Guy Brunet montre sa méthode de tournage pour son film Le Monde magique des frères Lumière