A découvrir : le duo Plastic People

Sébastien Ficagna, chanteur et guitariste de Plastic People

Inspiré du meilleur de la cold wave et du post punk des années 80 - de Cure à Joy Division, ou Bauhaus - le duo Plastic People, constitué du caladois d'adoption Sébastien Ficagna et de la lyonnaise Valeria Pacella, propose une musique raffinée, envoutante et nerveuse, portée par la voix grave et profonde de Sébastien. Plastic People est à écouter toutes affaires cessantes !

Avant Plastic People, Sébastien Ficagna a déjà un long parcours derrière lui, comme guitariste et comme compositeur. Pas de formation académique, mais un talent naturel qui lui donne envie de composer tout de suite dès qu'il touche un instrument. En 1993, à 18 ans, il monte un premier groupe, ou plutôt un premier duo de cold wave gothique, Dead Soul Rising, avec la chanteuse Alastrelle. Ensemble, rejoints parfois par Laurent Baudin, ils enregistrent deux CD et font de nombreux concerts, en France, en Belgique mais aussi en Grande Bretagne.
En 1996-97, Sébastien repart pour une nouvelle aventure, seul. Avant de créer un autre duo de rock electronic post punk, The Naked Man, avec la chanteuse et compositrice Sandrine Cognet. De leur collaboration nait un CD, Tall Tale.
Etrangement, il n'y a qu’environ 4 ans que Sébastien commence vraiment à chanter, à éprouver et apprécier les sensations très fortes que cela procure sur scène. A cette période, il écrit beaucoup et lance Plastic People, première version, à cinq, avec violoniste, batteur, guitariste, bassiste. Avec cette formation, les Plastic People font une dizaine de concert. Mais décidément, l'homme se sent mieux en duo.
Désormais, Plastic People a trouvé sa formule avec Valeria Pacella à la basse, la guitare et l'harmonium indien et Sébastien au chant et à la guitare. Sébastien compose toutes les musiques à la guitare, au dictaphone et sur ordinateur, et écrit certains textes inspirés par la vie quotidienne ou ses lectures, Le Portrait de Dorian Gray, d’Oscar Wilde, notamment. Mais le plus souvent, pour les lyrics, les Plastic People font appel à des amis, telle Sandrine Cognet, ex Naked Man.
Outre la musique, ce qui fait la spécificité de Plastic People s'est un univers complet, complexe, avec une forte identité visuelle – le logo de Plastic People créé par Sébastien en donne un bel exemple - et l'utilisation de la vidéo. Dès l’origine du projet, l’idée de projeter des vidéos en concert est présente. Passionnée aussi par ce domaine, Valeria Pacella passe naturellement derrière la caméra. Sébastien, qui a plus un profil de graphiste se charge de l’animation. Ils réalisent eux-mêmes leurs clips, des clips aussi sensibles qu’esthétiques. Spectacles complets, leurs concerts – hélas encore trop rares – sont des moments forts à ne pas manquer. En attendant, vous pouvez aussi les écouter sur Soundcloud.
Emmanuelle Blanchet - 08/04/2015

uKanDanz en concert

Le groupe uKanDanZ, en tournée européenne, est demain en concert au Marché Gare, à Lyon.
Inventeur du terme «ethiopian crunch music», mélange de rock pur et dur, de jazz et de chansons traditionnelles et populaires éthiopiennes, uKanDanZ est constitué de quatre musiciens lyonnais : Damien Cluzel, guitariste et compositeur, Lionel Martin, saxophoniste (également membre du trio Bunktilt), Guilhem Meier, batteur, et Benoît Lecompte, bassiste, et du chanteur éthiopien, Asnake Guebreyes.
Voilà pour les informations purement factuelles. Mais uKanDanZ, c’est surtout une réserve d’énergie pure, une musique solaire, dansante, hypnotique et totalement addictive. Le groupe qui a déjà enflammé les scènes de la planète entière est encore trop peu connu du grand public. Si vous ne les connaissez pas encore, précipitez vous, allez les voir ou, à défaut, écoutez et réécoutez les !
EB - 26/01/2015

Discographie :
Endè Iyèrusalem / Lanchi Biyè – EP (Dur et doux – 2014)
Yechalal (Buda / Ethiosonic – 2012)

Nouvelles Voix 2014

La 10e édition des Nouvelles Voix s'est achevée ce dimanche 23 après avoir apporté, comme chaque année, son lot de découvertes et de futurs grands. Les difficultés de circulation dues au marathon, ainsi que l'annulation de François and the Altlas Mountains n'ont pas réussi à gacher le plaisir. On espère néanmoins que les sportifs penseront aux amateurs de musique les années prochaines et aménageront leur plan de circulation en conséquence... Les showcases gratuits organisés au magasin Cultura, particulièrement bienvenus, auront permis à ceux qui ne pouvaient se rendre au théâtre de participer quand même à la fête !


Les Parisiens de Feu ! Chatterton à Cultura. Ils ont interprété 4 titres dont Meurtre dans la pinède, qui figurera sur le prochain album du groupe. Sortie annoncée pour l'automne 2015, après un nouvel EP prévu pour avril prochain.

E.B. 23/11/2014

Nouvelles Voix : que la fête commence !

C'est ce soir que débute la 10e édition du festival des Nouvelles Voix. Et qui dit anniversaire, dit fête et cadeaux ! A savoir, 17 groupes ou artistes qui se produiront sur 6 jours dans différents lieux de l'Agglo, dont bon nombre gratuits !
Petit tour d'horizon de nos chouchous à voir sans débourser un centime. Cineartscene ne manquera sous aucun prétexte la pop symphonique des Yuccas (jeudi à 19 heures au café du Théâtre - gratuit), le nouveau groupe de la scène Rock-électro lyonnais We Just had Sex, (jeudi à 17 h 30 à Cultura et vendredi à 19 heures au café du Théâtre - gratuit), le groupe toulousain Kid Wise et son electro-pop lyrique, magnifiée par la voix de son chanteur Augustin Charnet (samedi à 19 heures au café du Théâtre - gratuit) et enfin, et surtout le meilleur de la scène parisienne du moment, Feu ! Chatterton (samedi à 15 heures à Cultura)
Programme complet et renseignements
EB. 18/11/2014

Des Fourmis dans les mains à Rivolet

Difficile d'expimer à quel point ce groupe totalement atypique est bon, sans avoir l'air d'en faire trop... ou pas assez ! Leur nouveau disque, Partout des gens qu'ils ont interprété en entier lors des concerts des 14 et 15 novembre, avec leur nouvelles formule, en compagnie du Ben Black Quartet, contient de vrais pépites... Le Bateau par exemple ! Et puis, sur scène, ils sont les meilleurs. C'est pas moi qui le dit mais l'Académie Charles-Cros, qui vient de remettre aux Fourmis, le Grand Prix Révélation Scène 2014 !



Partout des gens, à Rivolet seulement la fête !

Les 14 et 15 novembre prochain, le groupe de Laurent Fellot, Des Fourmis dans les mains, présente son nouvel album Partout des gens et donne un grand concert qui s’annonce fort festif dans son village d’origine, Rivolet. L’occasion rêvée pour Cineartscene de rencontrer le chanteur, musicien, auteur, compositeur, arrangeur - et on en oublie surement ! – Laurent Fellot.

Votre quatrième et nouveau disque Partout des gens me semble être un tournant. Est-ce que vous l'avez voulu ainsi ?
Laurent Fellot : Oui, en effet, dans le sens où je vais un peu plus vers le chant, et moins dans le "parlé-chanté". Et puis par le côté plus direct, plus rock, plus énergique, moins "poétique descriptif", moins autobiographique. Avec plus de sensations directes, de choses qui m'ont touché depuis deux ans, puisque les textes ont été écrits sur cette période. J'ai voulu quitter petit à petit ce côté slam, cette étiquette qu'on nous a collé jusqu'à maintenant, et qui finalement ne nous correspond pas trop.
Sur scène, il y aura aussi le quatuor à cordes, qui va donner une autre ampleur aux Fourmis. Un vieux rêve qui se réalise maintenant !

Comment est-ce que vous travaillez, qui compose, qui écrit ?
LF : Je compose les textes et la musique. Et sur l'album, j'ai fait aussi tous les arrangements, avec l’aide des musiciens, particulièrement des cordes, des chœurs, parce qu'il y a toujours eu beaucoup de voix chantées, utilisées comme des instruments, un peu lyrique si l’on peut dire. Je fonctionne toujours comme ça. J'écris d'abord les textes sur des sensations, j'essaie de trouver l'inspiration et après, je maquette, je fais des bouts de morceaux. Je joue les instruments un à un, batterie, piano, etc., et je monte tout ça, d'une manière artisanale, mais qui me convient bien. Ensuite, je fais écouter les chansons aux musiciens, au réalisateur. Et nous mettons tout en place pour la scène.
J'aime bien travailler comme ça. Une façon qui m’oblige à mieux comprendre la musique, que je ne sais pas lire, et pas vraiment écrire non plus... et je crois que cela donne un peu plus de caractère personnel à notre univers. Les musiciens, se réapproprient des morceaux déjà assez construits et leurs donnent tout leur sens sur scène par leur jeu très personnel.

Pour la production de cet album, vous avez fait appel à KissKissBankBank. Est-ce juste pour des raisons financières ?
LF : Oui et Non. C'est vrai que ça l'était un peu au début, puisque c'est la deuxième fois que nous fonctionnons comme ça. Mais l'idée, maintenant est de rester vraiment indépendants. Et de rassembler des gens autour de nous, de les impliquer dans une discipline artistique qu’ils peuvent défendre.
Avant l'album Les 100 pas, nous étions distribué en France et au Québec, nous avions un producteur qui nous avait envoyé à Montréal pour enregistrer. Nous sommes revenus avec une esthétique qui ne nous allait pas du tout. Nous nous sentions complètement dépossédés du contenu et de tout ce qu'on faisait à côté. Nous avons tout arrêté et décidé d'être indépendants totalement. L'idée de faire des scènes chez des particuliers, de rassembler autour de nous un "fan-club", des gens qui nous suivent, s’est vite imposée. Il fallait pour ça leur soumettre un projet, qu'ils s'y retrouvent, leur donner la possibilité de participer à quelque chose qu'ils aiment. Et ça a très bien marché. Nous avons donc continué comme ça, ce qui permet de créer aussi de futures collaborations...
Le réalisateur, Jérôme Rio, qui s'occupe du son sur scène et de la réalisation des albums, a vraiment une très grande importance sur tout l'aspect artistique du groupe. Il m'a d'ailleurs poussé à faire ce projet dès le départ et il a beaucoup contribué à créer cette dynamique, avec les musiciens du Quartet, les illustrateurs, la régie de tournée etc.

Cet aspect collaboratif des Fourmis se ressent fortement dans votre travail...
LF : En fait, nous sommes intermittents, nous dépendons en partie de l'argent public, c'est normal de partager. Il y a une idée comme ça en tête… Dès que j'ai une démo prête, même imparfaite, je la partage sur le net. Je ne la garde pas pour moi. La musique, est faite pour être écoutée au maximum. Et puis je tiens compte de certains commentaires des internautes... Cela m'aide beaucoup.
Si on pouvait fonctionner en collectif, avec encore plus de monde, rajouter de la danse, etc., on le ferait. C'est très compliqué à mettre en place… mais l’idée du collectif, de l’échange et de la recherche est très présente, c’est une certitude.

Et puis cela permet de tisser des liens fort avec votre public...
LF : Oui, c'est sûr. Pour la sortie de l'album, les amis sont vite bénévoles pour la soirée, pour des coups de main, et il y a déjà trop de monde ! Pour le tournage de notre clip, les gens du coin ont aussi répondus très vite à la proposition. Les copains, mais pas que, des gens que l'on connait moins, sont prêts à s'impliquer... toute cette énergie vient également de cette association [Hippotoufer] qui gère le Petit Festival des Dindes Folles à Rivolet. Elle tisse une toile et un réseau artistique très solidaire entre les personnes en quête de dynamique pluridisciplinaire.

Justement, les soirées des 14 et 15 novembre à Rivolet, que va-t-il se passer ?
LF : Il va se passer qu'on va faire un concert qui va durer... un bon moment ! Nous allons jouer tous les nouveaux morceaux, des anciens aussi, avec ce quatuor magnifique. La chorale de Rivolet va aussi venir pour quelques chansons, pour faire les chœurs. Et puis il y a aura des invités sur d'autres titres. Nous serons parfois à 10, parfois à 30 sur scène... Cela va être un fourre-tout de copains !!!

Et pourquoi avoir choisit de faire ça à la salle des fêtes de Rivolet ? Ce n'est pas grand...
LF : Non, c'est vrai que ce n'est pas très grand, à peu près 200 places. Mais pour nous, ce sera plus sympa, plus simple de faire cet évènement chez nous. L’énergie est là, les racines… et notre premier réseau d’amis qui nous soutiennent. Et puis l'idée c'était qu'on soit serrés, qu'on se tienne chaud !

Mais il va y avoir beaucoup de frustrations !
LF : C'est vrai ! Surtout qu'on ne pourra pas reproduire ce type de soirée partout ! Nous allons jouer à Paris, en trio, et puis deux soirs à Lyon... Mais ça ne sera pas pareil ! Et puis à Rivolet, nous sommes libres. Si nous voulons jouer trois heures, jouer tant qu'on nous redemande, on peut ! Je pense que ça va être chouette ! Et puis, il faut dire aussi que la Mairie de Rivolet est partie prenante pour tout ce qui est culturelle. Nous sommes vraiment dans un village avec une dynamique artistique très forte. Du moment qu'on leur propose un projet intéressant, qui rassemble, il n'y a aucune fermeture de porte ! C’est un privilège certain.

Vous allez recevoir le Grand Prix Révélation Scène de l'Académie Charles Cros le 20 novembre prochain à la Maison de Radio France. Comment cela s'est passé pour la sélection ?
LF : En fait, je ne sais pas trop. Nous n'avons pas déposé de candidature. Nous l’avions fait pour le disque, il y a deux ans [L'album Les 100 pas a été "Coup de Coeur" de l'Académie Charles-Cros en 2012]. Là, il semble que ce soit la tournée des 100 Pas qui a duré plus de 2 ans et demi, qui nous a permis d'être remarqué. Surtout dans les grands festivals, comme le Printemps de Bourges, Montauban, Clermont-Ferrand... nous avons joué avec des artistes connus, comme Emily Loizeau, Dominique A, Higelin etc. nous exposant directement face aux professionnels de la presse, radio qui repèrent les jeunes artistes. Ils sélectionnent une dizaine de groupes ou artistes, puis ils resserrent jusqu'à n'en garder qu'un seul. Mais nous n’étions vraiment au courant de rien !

Et comment vous voyez la suite, avec cet album ?
LF : Nous espérons simplement qu’il nous aidera à pérenniser notre parcours sur les routes. Qu’il plaira aux gens que nous allons croiser. Et qu’il en appellera un autre, ce sera bon signe !

Pour contribuer au projet Des Fourmis dans les mains, acheter vos places pour les 14 et 15 : KissKissBankBank

Interview et photo Emmanuelle Blanchet – 8/11/2014


Camille à Rivolet : concert en apensenteur

Camille poursuit sa marche dans le Beaujolais. Mercredi, elle faisait halte à Rivolet – une étape un peu spéciale, préparée avec la complicité des enfants de l’école primaire et la chorale Rivoletto. Avec un peu de retard, elle est arrivée dans l’église comble, habillée d’une robe bordeaux prévue pour aller des chemins à la scène. Et la magie a commencée. Sans micro, sa voix cristalline, à la fois délicate et forte, en apesanteur, a rempli l’espace. Accompagnée de son guitariste, Clément Ducol, et de sa régisseuse voix/raccommodeuse d’étole, Maddly Mendy-Sylva, Camille, utilisant son corps pour percussion, a enchainé chansons malicieuses et/ou tendres, à son image. Les enfants, eux, dirigée par la chef de coeur Clothilde Durieux, ont impeccablement tenu leur rôle pour un Allez, allez, allez envoutant.

Ce soir, Camille sera au Cuvage des terres vivantes, à Blacé. Sa tournée marchée s’achève dimanche à l'église de Ville-sur-Jarnioux. La chanteuse ne quitte pas pour autant le Beaujolais : elle propose un « Lalà », atelier sonore dans les vignes le 12 à 11 heures, ouvert à tous. Répétition le 11 de 16 à 18 heures. Gratuit sur inscription sur theatre@theatredevillefranche.asso.fr
E.B. - 3/10/2014

Camille marche et chante dans le Beaujolais

D’un événement à l’autre, ce début de nouvelle saison est particulièrement riche pour le Théâtre de Villefranche. Après une avant première mondiale du spectacle de Rocio Molina (cf ci-dessous), son équipe se prépare à recevoir la chanteuse quatre fois « victoirisée », Camille, accompagnée de son seul guitariste, Clément Ducal. Et ce pour au moins quinze jours et huit concerts. Dès ce mercredi 24, Camille sera dans le Beaujolais pour chanter… et marcher !
A l’origine de cette aventure originale, la volonté de la chanteuse, militante écologique, de changer de rythme de vie, d’entrer dans l’intimité d’une région, de ces habitants, de ces sentiers, de ces monuments. Ainsi, du Bois d’Oingt à Saint-Etienne des Ouillères, en passant par Ville-sur-Jarnioux, Rivolet, Denicé, Montmelas et Salles-Arbuissonnas, Camille se rendra à pieds à ses lieux de concerts, chapelles, églises, cloitre ou château.
Déjà exceptionnel par son concept, cet événement se veut aussi une occasion de mettre en valeur le territoire Beaujolais et son histoire. Avant les concerts des rencontres seront organisées avec des personnalités du cru, historiens, conteurs, chanteurs patoisants, à Cogny, Ville-sur-Jarnioux, Blacé, Rivolet et Salles-Arbuissonnas. Plus étonnant encore, ceux qui le voudront pourront marcher avec Camille (avant chaque concert, un point de rassemblement avec le public sera prévu un kilomètre avant le lieu) et même pique-niquer (le samedi 27 au château de Montmelas) ! Et pour que cette belle histoire laisse une trace, l’Office de tourisme et Destination Beaujolais prévoient de labelliser « Camille » les sentiers qu’elle aura empruntés. Les touristes pourront se procurer les circuits en téléchargement gratuit sur Internet.
Le projet est évidemment fortement soutenu par les communes partenaires qui offriront un verre de Beaujolais aux spectateurs à l’issue des concerts. Pour vous tenir au courant de l’actualité de Camille chante et marche dans le Beaujolais, connectez vous à la page Facebook du théâtre. La chanteuse fourmillant d’idée, d’autres animations autour de sa venue pourraient bien être annoncées !
E.B. - 22/09/2014

Petit Festival des Dindes Folles, édition 2014


Un samedi après-midi aux Dindes folles...


  • Il n'y a qu'au Petit Festival des Dindes Folles qu'on voit une déco comme celle là !
  • La chanteuse de Fado Carina Salvado, séquence émotion !
  • Parapluies ? Oui, mais pas n'importe lesquels !
  • Nuage de lait sur café noir, dans une Roulotte. Spectacle de Marie Rubens, artiste totale et singulière
  • The Very Big Experimental Toubifri Orchestra : 18 musiciens-performers, dont une bonne dizaine de cuivre, deux batteries, gros gros son. Avec l'indispensable Camille Durieux. Coup de coeur cineartscene !
  • Mû : une voix à la Emilie Simon, un clavier, un beatbox explosif. Top !
  • La mère Marsupilami avait enlevé ses petits, mais le nid était bien joli
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Un festival dans les prés et les sous-bois, traversé par un ruisseau, où les scènes sont aménagées dans les endroits les plus improblables - roulottes, caravanes, perchés dans des arbres, installés au milieu du ruisseau... – qui mêle allègrement danse, musique (World, électro, reggae, rock, traditionnelle…), cirque, contes, théâtre, arts plastiques, et qui respecte l’environnement, ça vous dit quelque chose ?
C’est bien sur le Petit Festival des Dindes Folles. Organisé depuis 1996 par la bien-nommée association Hyppotoufer, l’édition 2014 a lieu ce weekend, les 30, 31 mai et 1er juin, à Rivolet, bien entendu.
Comme toujours le programme est riche et varié, avec cette année, une centaine d'artistes et une vingtaine de compagnies. Les tarifs sont plus que raisonnables, la restauration est issue de produits paysans et/ou biologiques et privilégie les circuits courts, il devrait même faire beau ! Aucune excuse pour ne pas y aller !


Bunktilt et Steve Mackay réveillent le public d'A Vaulx Jazz


Bunktilt

Invités d’A Vaulx Jazz le 26 mars dernier, le trio lyonnais Bunktilt – Lionel Martin (sax baryton), Frédéric Meyer (guitare) et Thibaut Martin (batterie) – accompagné de leur maitre à penser le sax des Stooges Steve Mackay, a enflammé la scène. Une véritable gageure, compte tenu des bizarreries de la programmation qui les avait placés en première partie du Giovanni Mirabassi Cap Vert Project et sa musique toute de saudade alanguie.
Une fois le premier mouvement de surprise dissipée, Steve Mackay et les Bunktilt ont retourné le public à coup de I wanna be your Dog, Raw Power, Penetration, I need Somebody, et d’une version du morceau 1970 à couper le souffle.
Le trio devenu pleinement quatuor après seulement deux jours de répétitions – Steve Mackay n’est arrivé en France que le 16 mars, jour du décès de Scott Asheton batteur des Stooges (!) – et une poignée de concerts, a achevé samedi sa mini tournée par un concert à Dunkerque. Mais leur musique est tellement magique qu’on se dit qu’il n’est pas possible que l’aventure n’ait pas de suite… A suivre donc !




Steve Mackay Steve Mackay a aussi enregistré des disques en son nom propre, dont l’excellent Sometimes Like This I Talk, paru en 2010, et dont certains morceaux instrumentaux ont été utilisés dans le film de Sophie Blondy, L’Etoile du jour (2012). Inspiré de Liliom, le classique de Fritz Lang, le film - l'histoire d’amour contrariée d’un clown et d’une danseuse sur les bords de mer – met en scène dans les rôles principaux Denis Lavant, Béatrice Dalle, Natacha Régnier, Bruno Putzulu et… Iggy Pop. C’est lui qui a fait connaitre le disque de Steve Mackay à la réalisatrice. A ce jour, L’Etoile du jour a fait le tour des principaux festivals, mais n’est toujours pas distribué en salle. Voir la bande annonce
Texte et photos Emmanuelle Blanchet - 29/03/2014











Bunktilt, Robert Lapassade et les Stooges enflamment la Médiathèque


Le 26 février dernier, Lionel Martin et Frédéric Meyer, sax baryton et guitariste du trio de punk jazz lyonnais Bunktilt ont mis le feu à la médiathèque de Villefranche, avec des reprises particulièrement excitantes de trois titres des Stooges, lors de la conférence justement intitulée Autour des Stooges, présentée par Robert Lapassade. L’ex-chanteur du groupe lyonnais Killdozer a captivé le public par le récit de la création du groupe d’Iggy Pop, dans le contexte politique et social de la fin des années 60 dans la ville de Detroit. Et surtout en expliquant l’influence des Stooges, considérés comme les précurseurs du mouvement punk mais ayant aussi jeté des ponts entre rock et jazz, grâce à l’arrivée sur le troisième album, FunHouse, du saxophoniste Steve Mackay.
Cette conférence avait en effet pour but avoué de communiquer de manière originale sur un véritable événement musical : les Lyonnais de Bunktilt seront en tournée d’une dizaine de date, dans toute la France, dont le 26 mars au festival A Vaulx Jazz et le 19 à la maison d’arrêt de Villefranche, avec le légendaire Steve Mackay.
Ecouter Bunktilt
Plus d'infos sur A Vaulx Jazz
Plus d'infos sur Steve Mackay




Médiathèque 'n roll présente Autour des Stooges


C’est un véritable événement que propose cette semaine la Médiathèque de Villefranche, dans le cadre de son 30e anniversaire avec la conférence-concert-performance intitulée Autour des Stooges
Animée par Robert Lapassade, figure de la scène funk lyonnaise, journaliste, programmateur radio, et chanteur du mythique groupe Killdozer qui sévissait dans les années 80, ainsi que par Lionel Martin et Frédéric Meyer, saxophoniste et guitariste du groupe de Punk Jazz Bunktilt, cette conférence est organisée en partenariat avec l’association KARé prod et le Festival A Vaul Jazz. Ce à l’occasion du concert de Bunktilt avec le saxophoniste des Stooges Steve Mackay le 26 mars à Vaulx en Velin.
Fondé en 1967 par un certain James Osterberg, plus connu sous le nom d’Iggy Pop, dans la petite ville d’Ann Arbor, ville située à quelques dizaines de kilomètres de Detroit, les Stooges sont considérés comme les précurseurs du mouvement Punk. On leur doit notamment les toujours ébouriffants I wanna be your dog et Raw Power Le groupe Bunktilt, ex M’sphere qui produisait déjà un jazz très rock, a décidé de choisir définitivement la voie du punk jazz après être tombé, il y a quelques années, sur un vinyl original des Stooges, Fun House. Et c’est grâce à un disquaire-éditeur-brocanteur parisien, Ferid de Thé Troc, fan des Stooges, qu’ils rencontrent Steve Mackay, avec qui ils joueront le 26 mars prochain. Rendez-vous mercredi à la Médiathèque pour en savoir plus !
Ecouter Bunktilt
Mercredi 26 à 19 heures - Médiathèque Pierre Mendès-France - 79 rue des Jardiniers - Villefranche


Excellent cru pour les 9es Nouvelles Voix en Beaujolais


Avec 4 000 spectateurs – 1 000 de plus que l’an passé – c’est un public intergénérationnel et de plus en plus jeune qui s’est passionné pour les Nouvelles Voix en Beaujolais, dans des salles bondées, à Arnas, Gleizé, Limas et Villefranche.
La recette gagnante semble avoir été, comme toujours, la découverte de jeunes talents avec Pegase, Maissiat, Sophie Maurin, Fauve, Lisa Leblanc, catfish, ou les rhonalpins d’Erotic Market et Taïni & Strongs. Mais aussi le soutient à la création à travers les résidences de Sophie Maurin au théâtre, et Victor au conservatoire de musique avec la classe de musiques actuelles. Et la proximité : les Nouvelles Voix en Beaujolais, c’est un festival citoyen qui installe les artistes dans la cité, dans les lycées avec les chroniques lycéennes de l’académie Charles Cros, à la maison d’arrêt, ou encore à l’Oasis, et qui offre une relation intime entre public et artistes grâce notamment à la jauge des salles (100, 200, 300 et 750 places). Une proximité qui a donné des moments rares, impossible dans des zéniths. Ici Woodkid, Fauve, et tous les artistes, on pouvait les toucher !
Certes. Peut-être faudra t’il néanmoins trouver pour les prochaines éditions une nouvelle formule qui permette de conserver tous ces atouts, sans provoquer autant de frustrations que cette année !
10e édition du 19 au 22 novembre 2014
EB - 29/11/2013


Nouvelles Voix : Woodkid, c'est ce soir !


L’événement tant attendu aux Nouvelles Voix 2103, c’est ce soir : Woodkid, qui de Mongré à New-York a su devenir un artiste aussi complet que visionnaire. La soirée, avec en première partie Edward Barrow et Darko, devrait être exceptionnelle… pour ceux qui ont pu avoir des places. Bon ne protestons pas : c’est justement le fait d’avoir Woodkid dans un théâtre comme celui de Villefranche qui est exceptionnel !
Pour les autres, à ne pas manquer, le groupe lyonnais electro-pop Erotic Market en concert gratuit au bar du théâtre à 19 heures.
Demain, pour achever en beauté ce 9e festival de la jeune création chanson, Pegase, membre du groupe nantais Minitel Rose, le collectif parisien Fauve et les bruxellois de Puggy se partagerons la grande scène du Théâtre de Villefranche.
Avec en apéritif gratuit, Victor, en compagnie de la classe de musiques actuelles du conservatoire de musique de Villefranche, à 17 heures à l’Auditorium, et à 19 heures, Taïni & Strongs, autre collectif lyonnais, pop, electro, rock, au bar du Théâtre. EB - 22 novembre 2013


Nouvelles Voix : ce soir Catfish et les «coups de cœur» de l’Académie Charles Cros


Le "gros" morceau du jour, c'est bien sur la grande soirée spéciale "coup de coeur" de l'Académie Charles Cros, avec la rafraichissante Sophie Maurin, en résidence de travail au théâtre de Villefranche tout le mois de septembre dernier, Maissiat, ex-membre du groupe Subway, et Barcella, lauréat du prix Barbara de la chanson française.
Mais notre coup de coeur à nous, c'est le duo de choc jurassien, Catfish, qui ouvrira la soirée par un concert gratuit au bar du Théâtre. La voix et la rythmique d'Amandine Guinchard sont renversantes. Son acolyte, Damien Félix, aux guitares, percussions et harmonica, est tout aussi impeccable ! Leur blues-rock énergique sortirait de la torpeur les plus endormis !
EB - 21 novembre 2013




Nouvelles Voix : Lisa Leblanc ce soir à Gleizé


Le froid est là, mais Lisa Leblanc aussi ! La joueuse de folk trash venue du Québec joue ce soir à guichet fermé (était-il judicieux de la faire passer dans le très beau mais très petit théâtre de Gleizé ?) devant un public qui sera forcément réchauffé. Lauréate de nombreux prix – dont le tout nouveau Prix du premier album francophone France Inter-Télérama, l’Acadienne qui roule ses « r », qui aime se moquer d’elle-même, qui écrit des textes sans trop de froufrous et qui est tannée de chanter des chansons de fi-filles déborde en effet d’énergie et de groove ! On leur demandera de nous raconter ! Pour se consoler on ira voir les photos de Dominik Fusina, photographe officiel des Nouvelles Voix. Et dès demain jeudi, jusqu’à samedi, on écoutera en direct du bar du Théâtre de Villefranche, des interviews des artistes présents suivies de la retransmission des concerts gratuits.
EB - 20 novembre 2013


19>23 novembre : Nouvelles Voix en Beaujolais !


S’il est une période qu’il ne faut manquer sous aucun prétexte à Villefranche et dans le Beaujolais, c’est bien le mois de novembre. Sans même évoquer les célébrations viticoles, donnant lieu à de nombreuses manifestations, deux festivals de haute tenue se succèdent en ce joyeux mois d’automne.
Les Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais ouvrent le bal du 11 au 17 avec un programme mêlant avant-premières et films faisant l’actualité, oeuvres pointus de réalisateurs à découvrir, grands noms et petits bijoux pour le jeune public (voir l’article ci-dessous) Le festival des Nouvelles voix en Beaujolais prend la suite du 19 au 23. Pour sa 9e édition, le festival de la jeune création chanson a vraiment tout d’un événement (inter)national avec sa tête d’affiche, l’ancien élève de Montgré, Woodkid, la québécoise Lisa Leblanc ou encore Rosemary Standley de Moriarty, en compagnie de la violoncelliste Dom La Nena. Moins connu mais tout aussi réjouissants, le duo jurassien blues-rock Catfish et les groupes lyonnais Erotic Market (photo) et Taïni and Stongs seront eux en concert gratuits les 21, 22 et 23 au bar du théâtre. Une aubaine !
Comme toujours, les Nouvelles Voix ce sont aussi toute une panoplie d’actions « hors les murs » : concert de Victor à la maison d’arrêt de Villefranche en décembre, travail du même Victor avec les élèves de la classe de musiques actuelles du Conservatoire (présent é au public le 23 à 17 heures à l’Auditorium du Conservatoire, gratuit sur réservation), concert de Sophie Maurin le 8 à 12 h 30 au Lycée Claude Bernard (30 minutes de show case puis rencontre avec les artistes), etc.
Et puis pour la troisième année consécutive, devenez une vedette en vous identifiant à votre idole devant l’objectif du photographe Dominik Fusina. Les 25 meilleurs portraits seront exposés au théâtre durant toute la durée du festival.
Enfin dernière info d’importance, si nous ne pouvez vous déplacer le festival viendra à vous, grâce à Radio Calade qui animera tous les soirs de 18 h 30 à 19 heures une émission en direct et retransmettra les concerts du bar du théâtre.
Renseignements et programme complet EB - 5 novembre 2013

Evénement :Des Fourmis dans les mains à Cogny !

Samedi soir, Des Fourmis dans les mains, venus en voisin, ont enflammés le public cognysard. Ce n'était pourtant pas gagné : d'abord clairsemé, celui-ci, à part quelques fidèles, ignorait tout du groupe de Rivolet, auteur déjà de trois albums... Mais Laurent Fellot et sa bande, Camille Durieux aux claviers et Damien Sanlaville à la batterie, sont simplement irrésistibles. Et puis, il faut le dire haut et fort, Des Fourmis dans les mains sont de ce qui peut s'entendre de mieux actuellement sur la scène alternative française ! Des Fourmis dans les mains

A voir : le nouveau clip de Billie !

La chanteuse lyonnaise Billie, que cineartscene soutient ardemment présente au public son tout premier clip, Dehors. Une petite merveille à voir et à écouter sans modération sur Youtube

Billie, une chanteuse lyonnaise à découvrir d’urgence

Depuis 2007, Billie se produit dans petits clubs et scènes prestigieuses – Francofolies en 2010, Transmusicales de Rennes en 2011 – et enchaine les premières parties de luxe (Kent, Gaëtan Roussel, Carmen Maria Vega, Mickey 3D…) avec la violoncelliste Theodora King et ses boites à rythmes. Elle n’en reste pas moins encore trop peu connue du grand public. Billie qui écrit et compose des chansons ciselées et percutantes, a pourtant tout pour rejoindre le petit groupe des meilleures, de Claire Diterzi à Emilie Simon, en passant par Robi
Sa musique, fortement inspirée de la New Wave des années 80, puisqu’elle se revendique volontiers des Cure, Depeche Mode, Taxi Girl, ou encore Ellli et Jacno et Kraftwerk, s’est récemment enrichie d’un clavier tenu par Teddy Elbaz. Elle vient d’enregistrer son premier album, réalisé par Romain Tranchart et Grégory Louis (Modjo, Sébastien Tellier…) avec, en plus de ses compositions, des titres écrits par Kent et Belle de Berry de Paris Combo. La sortie de ce premier bébé, intitulé Le Baiser, est prévu pour octobre prochain.
En attendant vous pouvez la voir dans la région pour deux dates : le 29 au Karavan Théâtre de Chassieu et le 4 avril à Lyon au Marche Gare, en première partie de Babx. Ensuite, ce sera Paris et l’Italie.

A écouter :

  • Ta Bouche
  • Fille Peter Pan

Marianne Piketty et Dana Ciocarlie, 100 ans de musique tchèque à l'Auditorium

Les Concerts de l’Auditorium proposaient le 11 janvier dernier dans la salle de l’Auditorium de Villefranche un concert de musique de chambre tchèque. Le programme intitulé Bohemia a permis de présenter aux spectateurs quelques unes des œuvres les plus représentatives du XIX et du XXème siècles. Pour cela, un duo de choc était invité : Marianne Piketty au violon et Dana Ciocarlie au piano. Marianne Piketty est passionnée de musique de chambre. Elle intègre à l’âge de 12 ans le prestigieux Conservatoire national supérieur de musique (CNSM) de Paris où elle remporte des premiers prix. Et puis, elle joue sous la direction de Yehudi Menuhin – « une rencontre déterminante », reconnait-elle. Aujourd’hui, elle enseigne au CNSM de Lyon, enregistre des disques et est sollicité pour de nombreuses master-class dans le monde. Formée au piano, tant en Roumanie qu’en France, Dana Ciocarlie a remporté de nombreux prix lors de concours internationaux prestigieux. Son vaste répertoire allant de Bach aux compositeurs contemporains l’a conduit dans le monde entier, en récital comme en orchestre. Elle enregistre également des disques. Avec Bohemia, près de 100 ans de musique tchèque a été couverte.
Ce fut d’abord Josef Suk (1874-1935) – le gendre de Dvorak – avec ses Quatre pièces pour piano et violon, opus 17, une partition se rapprochant un peu de la musique traditionnelle, mais teintée d’une atmosphère très romantique.
Puis la Sonate pour piano et violon de Léos Janacek (1854-1928), le père de la musique moderne présenté par Dana Ciocarlie comme « l’auteur peut-être le plus représentatif du XXe siècle ». Elle a précisé le contexte de cette pièce qui date de 1917, alors que l’Empire austro-hongrois contrôlait le pays et interdisait aux Tchèques de pratiquer leur propre langue. L’arrivée des Russes à Prague à cette période a été propice à un important enthousiasme slave, ravivant la fibre linguistique de Janacek. D’où une sonate proche du récitatif, une musique très parlante.
Bohuslav Martinu (1890-1959) est un travailleur acharné qui s’est fait repérer dans un Prague, alors carrefour de la culture. Il vécu à Paris, puis aux Etas-Unis pour fuir le nazisme. Sa 3e sonate pour piano et violon a été écrite à New York à la fin de 1944, une époque de grande variété musicale entre la tradition et la modernité, glanant des inspirations dans le jazz américain notamment. Cette sonate était dédiée à Fritz Kreisler (1875-1962), violoniste et compositeur autrichien.
Et pour clore ce programme, Czardas III de l’artiste contemporain Milena Dolinova est inspiré de musique traditionnelle, réinventée par le compositeur Krystof Maratka pour des harmonies beaucoup plus modernes.

Texte, photos, et enregistrement sonore de François Riche, © 2012.

A écouter :

  • Concerts de l'Auditorium - Joseph Suk, extrait du concert du II janvier 2013 par Dana Ciocarli et Marianne Piketti

Dominique A envoute le public du Théâtre de Villefranche

C’est un concert dense, généreux et fort qu’ont donné, vendredi soir au Théâtre de Villefranche, Dominique A et son groupe. Il faut dire qu’après 20 ans de carrière sans fausses notes, l’homme a de la matière. Deux heures durant il a donc composé un voyage dans ses dix albums, mixant judicieusement tubes issus de son nouvel opus Vers les lueurs et morceaux connus des fans de plus longue date. De Bowling au mythique Courage des oiseaux en passant Le Métier de faussaire, Gisor et une sublime version de L’Horizon avec un final électrique et extatique.
Soutenu par des musiciens hors-pairs - Sébastien Buffet (batterie), David Euverle (claviers), Jeff Hallam (basses et contrebasse) et Thomas Poli(guitare et claviers) - Dominique A a très vite envouté une salle quelque peu froide au début. Il a aussi fait mouche par sa simplicité et son humour
A noter, en préambule de ce formidable concert, une première partie détonante, en la personne de Robi, jeune chanteuse qui fait renaitre, avec ses deux acolytes, le meilleur de la scène rock underground française des années 80. Son premier CD L’Hiver et la joie sort début février : à coup sur on entendra reparler d'elle.
Texte et photos, Emmanuelle Blanchet

Ensemble Orchestral de Villefranche, le concert du 8 décembre 2012

Les Concerts de l’Auditorium ont présenté le concert annuel de l’Ensemble Orchestral de Villefranche en soirée du samedi 8 décembre au Théâtre de Villefranche. Au programme, trois compositeurs aux œuvres connues : Jean Sibelius (Finlandia et la Valse triste), Bedrich Smetana (La Moldau) et Anton Dvorak (la neuvième symphonie dite du Nouveau Monde).
Pour l’occasion, la formation musicale qui regroupait l’harmonie Opus 92 et Cordes en Calade sous la coordination pédagogique de Isabelle Salelles, était dirigée par Florent Mayet, un fin connaisseur du répertoire tchèque. Ce chef d’orchestre stéphanois, diplômé du Conservatoire national supérieur de musique de Paris, connaît l’Ensemble Orchestral pour l’avoir notamment dirigé deux ans auparavant avec le Chœur du Marais et les Chœurs du Conservatoire de la Cavil, lors d’un mémorable concert de Carmen, au Palais des Sports.
Dans leurs allocutions humoristiques de bienvenue, le président Olivier Charrin a précisé à l’attention des mélomanes avertis, « qu’ils auront à cœur de déguster au tout début de la Symphonie du Nouveau Monde, le court solo du plus bel instrument du monde, sous la forme d’un ré, fa-la-ré, fa, ré-si-la-ré, anthologique », tandis que l’altiste Thomas Chassigneux, porte-parole de Cordes en Calade, attirait l’attention sur la partition « très physique de La Moldau ». Cette pièce est en effet très technique, preuve en sont par exemple les sextolets (six notes dans un temps) très rapides, joués en écho par les deux flûtistes professionnelles Gaëlle Macé et Laure Berbon, venues renforcer les rangs pour l’occasion. Quand l’une attaquait, l’autre répondait derrière et vice versa. Un travail de précision qui s’exécute au quart de double-croche.
Un spectacle de qualité, malheureusement perturbé par les jérémiades de deux jeunes enfants fatigués.
Texte, photos et enregistrements sonores © François Riche, 2012

A écouter :

  • Discours d'Olivier Charrin, président des Concerts de l'Auditorium
  • Discours de Thomas Chassigneux, porte parole de Cordes en Calade
  • Ouverture de la symphonie du Nouveau monde de Dvorak (extrait) interprété par l'Ensemble Orchestral de Villefranche, le 8 décembre au Théâtre de Villefranche.

Rencontre avec Clarika

Clarika était à Villefranche samedi pour deux rendez-vous différents, hors toute promotion. L’occasion de mieux connaitre la personnalité attachante de la chanteuse.
Avant son concert du soir à l’Auditorium de Villefranche, Clarika a présenté au cinéma Les 400 Coups un de ses films cultes, La Femme d’à côté, avant dernier film de François Truffaut, avec Gérard Depardieu et Fanny Ardant. Ce film étant celui qui lui vient toujours spontanément à l’esprit lorsqu’on lui demande quel est son film préféré. Non seulement parce qu’il s’agit d’un authentique chef-d’œuvre, mais surtout parce c’est une magnifique histoire de passion qui se réactive et ne meurt jamais. Romantique Clarika ? Sans doute si l’on sait que La Boum de Claude Pinoteau fait aussi partie de ses films cultes. La chanteuse avoue toujours le voir et revoir avec plaisir avec ses filles, toute la famille étant fan ! En tous cas, Clarika est une boulimique de cinéma, surtout français. Les deux derniers films qu’elle a vu sont Rengaine de Rachid Djaïdani et Amour de Michael Haneke.
Elle est aussi une boulimique de lecture. Et notamment de romancières contemporaines Rien d’étonnant donc à ce qu’elle ait créé pour le festival correspondance de Manosque un spectacle composé de lectures de ses auteures favorites – notamment Alice Ferney, Nancy Huston, Nathalie Sarraute ou Taslima Nasreen - tissées avec ses propres chansons, interprétées avec comme seul musicien un guitariste. C’est ce spectacle qu’elle a repris à l’Auditorium devant une salle aussi comble que conquise. Histoire de patienter avant la sortie de son nouveau disque prévu pour le mois de janvier.
Texte, Emmanuelle Blanchet