Baccalauréat de Christian Mungiu

Chaque mois, Rodolphe Donati, directeur des cinémas de Villefranche,  Eden, Rex et 400 Coups, nous donne trois raisons de voir son film coup de cœur. En ce début d’année, il met en avant Baccalauréat, 6e long-métrage du réalisateur roumain Cristian Mungiu

 

Romeo, médecin dans une petite ville de Transylvanie, a tout mis en œuvre pour que sa fille, Eliza, soit acceptée dans une université anglaise. Il ne reste plus à la jeune fille, très bonne élève, qu’une formalité qui ne devrait pas poser de problème : obtenir son baccalauréat. Mais Eliza se fait agresser et le précieux Sésame semble brutalement hors de portée. Avec lui, c’est toute la vie de Romeo qui est remise en question quand il oublie alors tous les principes qu’il a inculqués à sa fille, entre compromis et compromissions…

 

Christian Mungiu est un habitué de Cannes : le réalisateur de 4 Mois, 3 semaines, 2 jours, Palme d’Or en 2007, a également reçu en 2012 le Prix du meilleur scénario et un double prix d’interprétation féminine (à Cosmina Stratan et Cristina Flutur) pour  Au-delà des collines. Quant à  Baccalauréat, il a obtenu le Prix de la mise en scène à l’édition 2016 du festival.

Pour Rodolphe Donati, il faut voir Baccalauréat :

  • Pour son scénario incroyable. Subtil, jamais manichéen, moral, mais sans prendre partie, laissant place à l’interprétation des rapports entre humains, comme dans la vie, Baccalauréat n’est pas sans rappeler l’univers des films de l’Iranien Asghar Farhadi
  • Pour sa mise en scène. C’est une réalisation sans esbroufe ni effet mais qui happe le spectateur du début à la fin, avec une progression pleine de fausses pistes abandonnées puis reprises. Le tout sans jamais perdre le public
  • Parce que c’est un film passionnant dont tous les éléments comptent et qui ne donne les clés qu’à sa toute fin. C’est un film qui comme son héros, ne lâche pas l’affaire !

 

A voir au cinéma Les 400 Coups du 25 janvier au 5 février, à l’occasion d’un focus sur le cinéma roumain, avec le film Dogs de Bogdan Mirica.

A ne pas manquer non plus :

L’autre focus du mois, « La Finlande à l’écran », qui propose Deux Nuits jusqu’au matin de Mikko Kuparinen et Olli Maki de Juho Kosmanen

Autre événement du 18 au 24 janvier, les 20 ans du festival Télérama avec 9 films au programme : la reprise de The Big Lebowski, des frères Coen, la projection en avant-première de Patients, de Grand Corps Malade et Mehdi Idir et sept films qui ont marqué l’année 2016.

Enfin le samedi 28 janvier  à 16 h 30 et 19 heures, la Médiathèque et le cinéma Les 400 Coups proposent le 1er épisode d’un cycle de ciné-conférences en trois parties, destiné à être reconduit chaque année avec différentes thématiques. Au programme: Hitchcock et ses héritiers  avec la projection de Jeune et innocent (1937) d’Alfred Hitchcock au cinéma Les 400 Coups à 16 h 30 et à 19 heures, une conférence à la Médiathèque de Jean-François Buiré, enseignant, critique, essayiste, réalisateur de courts métrages et rédacteur en chef du site Upopi (Université Populaire des Images).

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