Les 21es Rencontres osent le jubilatoire et dérangeant “Grave”

Grave, de Julie Ducournau

Garance Marillier, héroïne de Grave, de Julie Ducournau

Après un 20e anniversaire qui avait mis à l’honneur des réalisateurs installés, les Rencontres du cinéma francophone en Beaujolais ont pris, pour cette 21e édition, le bien réjouissant parti pris de la jeunesse.

Après Tour de France, défendu par son réalisateur Rachid Djaïdani (cf l’enregistrement de la conférence de presse ci-dessous) qui préconise l’art, la beauté et l’amour de la France pour réconcilier viel aigri et jeune rappeur du 93, incarnés respectivement par Gérard Depardieu – dit Tonton ou le Mohamed Ali du cinéma – et le rappeur émérite Sadek, les sélectionneurs de L’Autre Cinéma ont osé Grave.

Le premier long métrage de Julie Ducournau, ex élève de la FEMIS, déchire (grave). Précédé d’une réputation sulfureuse – le site purepeople.com titrait le 14 septembre dernier : Toronto : Des spectateurs s’évanouissent pendant un film produit par Julie Gayet, Grave est une rareté dans la production française, puisqu’il s’agit d’un film gore, réellement dérangeant.

Cela suffirait déjà à le rendre intéressant. Mais en plus il est plutôt réussi. Mise en scène soignée et efficace, scénario bien ficelé et surtout remarquable interprétation d’une toute jeune comédienne totalement inconnue : Garance Marillier.

Sa réputation ne va probablement pas s’arranger après la projection d’hier : une assez forte proportion d’habitués, réfractaires à ce genre de spectacles – si, si il y en a ! – est sortie furieux de la salle. Sans aucun doute une première pour le festival. Si vous n’étiez pas là, ne vous laissez pas impressionner, courrez le voir à sa sortie, le 15 mars 2017.

Ce soir, les Rencontres continue, avec encore une grande nouveauté : la venue d’un rugbyman – accessoirement comédien – pour parler de Mercenaire, 1er film de fiction de Sacha Wolff, également ancien éléve de la FEMIS.

Photos et texte Emmanuelle Blanchet

 

Retour sur la conférence de presse de Rachid Djaïdani

djaidani

L’écrivain et cinéaste est longuement revenu sur sa rencontre avec Gérard  Depardieu, pas un alien mais un alié pour son film ! Film qu’il a pu tourné dans bien meilleurs conditions que Rengaine, son 1er long métrage réalisé en 9 ans (!). Ceci  grâce à une autre rencontre, celle avec sa productrice, Anne-Dominique Toussaint

Nous vous proposons de vivre la conférence de presse comme si vous y étiez !

 

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