Jane Birkin – « Oh pardon tu dormais » : beauté habitée

Jane Birkin – « Oh pardon tu dormais » : beauté habitée

Eternelle interprète de Gainsbourg, Jane Birkin s’est rarement autorisé des infidélités au grand Serge, à assumer ses propres mots. A tort. C’est seulement en 2008, qu’elle sort Enfants d’hiver, premier disque entièrement écrit par elle-même. Cela fait douze ans. Mais si c’était le prix à payer pour un retour aussi réussi cela valait la peine d’attendre ! Initié par Etienne Daho, Oh ! Pardon tu dormais… est en partie inspiré de la pièce de théâtre que l’actrice/chanteuse a écrit sur le thème de la rupture voilà plus de vingt ans. Cette base est une porte d’entrée sur des mots-maux incroyablement intimes et poignants : l’ombre de sa fille Kate, décédée il y a 7 ans plane sur tout l’album. Elle est explicitement présente dans « Cigarettes » (« Ma fille s’est foutue en l’air ») musicalement très enlevé, presque joyeux, ou « Ces murs épais » (« Moi dehors, toi dessous, cri muet, muet »). Mais aussi dans les « Jeux interdits », dans « Catch me if you can » …  Un disque intense et beau. Une redécouverte.

Kachalou/Barclay

Birkin & Chedid aux Nuits de Fourvière : moments de grâce

Birkin & Chedid aux Nuits de Fourvière : moments de grâce

Louis Chedid & Jane Birkin, un invité de marque le temps d’une chanson, l’ombre de Gainsbourg… Vous avez raté cette mythologique Nuit de Fourvière ? Patrick Ducher vous en fait le récit 

Louis Chedid et Jane Birkin, c’est l’une des premières grosses affiches des Nuits de Fourvière. Et elle se mérite. Il fallait en effet montrer patte blanche, c’est-à-dire être muni d’un test PCR négatif, pour pouvoir rentrer dans le théâtre antique. Les spectateurs étaient pour la plupart munis de masques pour faire la queue. Ils allaient le tomber assez rapidement, pour le plus grand bonheur de l’interprète de « T’as beau pas être beau », heureux de voir enfin des visages. Le théâtre est rempli aux trois-quarts, le parterre assis étant réservé aux partenaires. On sent une réelle ferveur et c’est une salve d’applaudissements qui accueille le papa de -M-

Birkin & Chedid - 2 juillet 21 - Nuits de Fourvière

Chédid fait son entrée sur scène à la guitare acoustique, accompagné de quatre musiciens. Il encouragera pendant tout le concert les spectateurs à se lever, à danser (flamenco, cha-cha-cha…), pour le plus grand plaisir d’une petite congrégation de pré-ados, trop heureux de se lâcher sur God save the swing notamment. La voix doucereuse du chanteur colle parfaitement à la soirée. Il fait bon, pas trop chaud. « Tiens, il ne pleut pas » note-t-il avec amusement. Chédid fait partie de ces chanteurs qui ont accompagné une génération d’auditeurs des années 80 avec une flopée de tubes. Il les joua tous ou presque, devant un public aux anges. En l’écoutant d’une oreille attentive, on se rend compte, aussi, que derrière certaines mélodies gentilles se cachent des textes prémonitoires. Sur « Le cha-cha de l’insécurité » : « Le monde entier est un cauchemar. Toutes ces angoisses qui nous contaminent (…) Le Chachacha d’la panique organisée, Le chacha chacha morose ». Ou comment faire passer un constat terrifiant sur un air sud-américain enjoué.

Louis Chedid sur la scène des Nuits de Fourvière - Juillet 21
Louis Chedid

En période de crise, Chédid exhorte les gens à être vigilants et à ne pas céder aux manipulations de l’esprit par une frange extrême de l’échiquier politique. Il interprète l’emblématique Anne, ma soeur Anne dans un silence de plomb, accompagné d’un tonnerre d’applaudissements. « beaucoup d’indifférence, de patience malvenue Pour ces anciens damnés, au goût de déjà-vu, Beaucoup trop d’indulgence, trop de bonnes manières ». Pour apaiser l’ambiance, il remarque que certains mots en apparence tristes peuvent se révéler comiques si on les chante à gorge déployée. C’est ce que font les gens sur Triste et malheureux comme la pierre, une chanson de fin d’amour qui devient un hymne baroque.

Soudain, un pupitre apparaît devant lui. Il a besoin des paroles d’une toute nouvelle chanson écrite pendant le confinement. Prétexte à exprimer le manque ressenti par l’artiste devant l’absence de public, et le plaisir à le retrouver. Applaudissements émus. Standing ovation. Et gorge serrée pour le final On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime. Ainsi soit-il…

La scène est incandescente pour l’arrivée de « la » Birkin. On reconnait les notes de Je t’aime, moi non plus… mais elle trompe son auditoire en entamant la soirée justement avec Jane B. : « Yeux bleus, cheveux châtains, Jane B. Teint pâle, le nez aquilin … » L’ombre de Gainsbourg plane évidemment sur la soirée et la chanteuse anglaise puisera largement dans le répertoire de feu son illustre ex-mari. Salve d’applaudissements lorsqu’elle égrène quelques titres de Melody Nelson, album culte sorti il y a exactement 50 ans. Le public est captivé.
Par la suite, c’est un véritable « bestof » nostalgique qu’elle va dérouler, ce qui va ravir un petit groupe de gays/gais connaisseurs derrière nous qui commentait chaque tube avec enthousiasme. « Ex-fan des sixties, petite baby doll, Comme tu dansais bien le rock’n’roll… » et tout le monde de reprendre en choeur … « Disparus Brian Jones, Jim Morrison, Eddie Cochrane, Buddy Holly, Idem Jimi Hendrix, Otis Redding… ». Au passage, elle ajoute Lou Reed à cet inventaire à la Prévert d’artistes disparus.

Son groupe est épatant. Il joue un pop-rock nerveux, inspiré, avec de superbes arrangements. Baby alone in Babylone, Fuir le bonheur de peur qu’il ne se sauve Les dessous chics… ; Serge savait que Birkin serait la voix parfaite pour sublimer ses textes. Une chanson en anglais extraite du dernier album  Catch me if you can dont on comprend « Will ou protect me from the fear of growin gold, Will you hold me when the others go? »
Mais il n’y a pas que Gainsbourg. Jane évoque une pièce de théâtre qu’elle a écrite en 1998. Il aura fallu vingt ans pour concrétiser une chanson, mise en musique par Etienne Daho. Tonnerre d’applaudissement quand la silhouette de ce dernier se dessine derrière elle, discrètement, aucun spot de lumière, mais c’est bien ED. « Oh! Pardon tu dormais… Ouais, tu m’as réveillé …T’aurais pu m’empêcher d’un mouvement de ta main … J’n’aurais pas commencé, tu aurais dû me dire « Reste, je te garderai ». Big Hug et salut de Daho. Il ne reviendra pas mais, le temps d’une chanson, il a électrisé la soirée.

Pour faire écho à cette collaboration – Daho a produit le dernier album de Birkin sorti en 2020 – elle chante son tout nouveau tube Les jeux interdits. Et ce sont 3OOO personnes qui susurrent des « La-la-la la-la-la » alors que quelques gouttes de pluie commencent à tomber.

Une main dans la poche gauche de sa veste noire, l’autre tenant le micro, elle salue le public d’une courbette gracieuse et discrète. Jane B. nous salue bien.

Patrick Ducher


Des extraits du concert de Louis Chédid :

Et de Jane Birkin :

Lionel Martin en résidence au festival Superspectives

Lionel Martin en résidence au festival Superspectives

Superspectives, festival de musique contemporaine proposé par Camille Rhonat et François Mardirossian du 18 juin au 11 juillet, accueillait pour la 3ème soirée consécutive le saxophoniste Lionel Martin dans le cadre enchanteur de la Maison de Lorette, un lieu inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques qui fêtait justement ses 500 ans. Reportage de Patrick Ducher

Il est 18 heures, un samedi. Des chaises, des tables sont disposées sur le gazon, des enfants se vautrent sur des coussins, vont et viennent. Le public a une vue spectaculaire sur Lyon et les buildings de la Part-Dieu. Il fait bon, une atmosphère propice à la rêverie pour écouter les improvisations de Lionel Martin.

Chaque soirée avait un thème particulier pour lui. Celui de jeudi s’intitulait “Insurgé !” (solo sur les chants révolutionnaires du monde), vendredi c’était “Je est un autre”, en première partie du concert de Chassol. Samedi, “Paysages intérieurs” fit écho à la musique de feu le pianiste belge Dominique Lawalrée, dont les spectateurs purent écouter les œuvres diffusées dans les haut-parleurs avant le concert. Le titre était parfaitement bien choisi pour décrire cette ambiance intimiste. C’est donc confortablement installé dans un sofa face à l’artiste que le scribe a pu rêvasser et se laisser bercer par les samples enregistrés dans divers lieux (un atelier de tissage, sa cuisine…) et les sons saccadés du saxo.

Lionel Martin bidouille ses pédales d’effets pour tirer des sons inattendus de ses saxophones

En effet, Lionel Martin bidouille ses pédales d’effets pour tirer des sons inattendus de ses saxophones, jonglant parfois avec deux instruments en même temps. Comme toujours, le musicien fonctionne à l’énergie. Tantôt il se contorsionne, il frappe ses bottines sur l’estrade, puis il triture les boutons de son appareillage pour créer des boucles. Il tombe la veste et le voilà en marcel pour la suite du concert. On le sent heureux de retrouver le public lyonnais.

Au milieu de morceaux plutôt “free” se glisse “El pueblo unido jamás será vencido”, le fameux chant révolutionnaire chilien, que Lionel avoue avoir oublié lors de la première soirée. Il a très récemment repris les performances : D’Jazz Nevers le 11 juin, puis le Hangar 717 de Villefranche le lendemain, apparition sur la péniche Nova Lyon avec le beatmaker Twani pour la fête de la musique. Il enchaînait dimanche au lever du soleil juste au-dessus du théâtre antique de Vienne, dans le cadre du festival de Jazz avant de partir au festival d’Avignon accompagner Maxime Dambrin et le spectacle “Le pied de Rimbaud”. La liste complète des dates est sur son site : lionelmartin-sax.fr

Connexions, son duo avec le batteur Sangoma Everett – accompagné pour l’occasion du danseur Abdou N’Gom et de l’illustrateur Benjamin Flao – fut le dernier spectacle vivant auquel j’ai assisté en 2020. “Il y a pire que devoir se lever tôt pour jouer la musique qu’on aime” me confiait Lionel après sa performance. Déjà auréolé de critiques dithyrambiques pour l’album “Figures” du quartet Palm Unit (dans lequel il joue aux côtés de Fred Escoffier aux claviers, Jean Joly à la basse et “Pipon” Garcia à la batterie – chez Ouch ! Records), on attend impatiemment son 2ème album solo, intitulé tout simplement “Solos 2”.

Et maintenant, je retourne à mes rêveries.

Des extraits de la soirée :

Bertrand Belin au théâtre de la Croix-Rousse

Bertrand Belin au théâtre de la Croix-Rousse

Le concert de Bertrand Belin a enfin pu avoir lieu ce samedi 19 juin 2021, au théâtre de la Croix-Rousse. Reportage Patrick Ducher

Le petit théâtre de la Croix-Rousse avait repris ses activités il y a à peine une quinzaine de jours. Le concert de Bertrand Belin, originellement prévu avant le(s) confinement(s) marque la fin de la saison avant travaux, comme l’a expliqué Courtney Geraghty, la nouvelle directrice, à un public attentif.

Les 600 places sont occupées à 65% de la jauge et le théâtre affiche donc complet. A titre personnel, il s’agit du premier concert depuis une longue année. S’installer dans un fauteuil pour voir un spectacle vivant, quelle drôle d’expérience. Ce soir, Belin est accompagné de l’ensemble Percussions et Claviers de Lyon, composé de 5 musiciens (xylophones, marimbas, batterie, gong) et de son arrangeur attiré Thibault Frisoni (claviers, basse) pour présenter le disque Concert at Saint Quentin, clin d’œil d’un Johnny Cash des Yvelines ?

Ma première écoute de Bertrand Belin avait été spectaculaire : il avait joué en première partie de Nick Cave lors des nuits de Fourvière en 2013. Les conditions étaient peu favorables (vent, chaleur, public mouvant). Il avait su capter l’attention du public avec ses arrangements atmosphériques et sa voix de velours, ce que n’avait pu faire Julia Holter avant lui. Par la suite, il était venu en showcase pour défendre son album Cap Waller (2015). Affable, courtois, il avait fait une reprise de Jolie Louise (Daniel Lanois) qui avait enchanté la centaine de spectateurs du forum Fnac. Je l’avais perdu de vue par la suite. Souvenir d’un clip “on the road” avec les Liminanas, “Dimanche” (2018), mais j’ai loupé l’album Persona (2019).

Bertrand Belin au théâtre de la Croix-Rousse

Le fan reconnait le titre qui lance la soirée, “Hypernuit”, du nom de son 3ème album éponyme l’ayant révélé en 2010. Applaudissements discrets. “Il a vu sa maison brûler, il revient se venger (…) On lui était tombé dessus, et fait passer le goût des fleurs”. On retrouve cette voix chaude et douce à la fois, mélange de sucre et de miel. La ferveur est retrouvée. Par la suite, Belin tâtera de sa guitare Gretsch. Notes discrètes et qui suffisent à créer une atmosphère doucereuse, souvenue par les percussions tintinnabulantes de l’orchestre. Sylvie Aubelle effleure son xylophone avec un archet, les notes s’envolent. “Il y avait un homme ce matin, ainsi qu’une femme sur le cul”. L’air est lancinant, la batterie ponctue le chant de façon métronomique. Les chansons de Belin sont comme des polaroids. Les paroles, parfois obscures, enrobent un cocon musical doucereux. Chaque mot est égrené méticuleusement. On sent l’influence de Gainsbourg et de Bashung pour la diction, mais Belin apporte quelque chose de différent, de personnel. Point de jeux de mots dans ses textes, son influence profonde venant du poète Christophe Tarkos.

Mais Belin est aussi comédien. Délaissant le devant de la scène et le micro. Il escalade l’arrière-scène, titube et se mue en clochard. La démarche est hésitante, la diction pâteuse. “Paye ta clope !” éructe-t-il… Malaise, amusement. Il entame une danse, tape dans un carton, parle, il est seul dans sa bulle. Des éclairages rouges et bleus habillent la scène. Les percussions tissent des nappes sonores. “Sous une pluie folle, folle, folle, une silhouette entre enfin…”. Entre les chansons, de petits apartés lunaires. Le public est séduit. “La silhouette agite la main, La silhouette agite la main, avisant une personne … ». Il avait expliqué que cette chanson n’a pas de protagoniste, ni de paroles sensées et qu’elle dure 7 minutes. Nous étions prévenus. Et la guitare fait glisser tout cela de façon fluide.

Quoi, c’est déjà le premier rappel ? Une heure trente s’est écoulée et on ne s’est rendu compte de rien. L’orchestre joue une pièce d’Olivier Messiaen. C’est charmant. On imagine un jardin, des petits oiseaux… J’ai parlé de Bashung. Belin livre une version de « C’est comment qu’on freine » totalement déjantée. Il ne se contente pas d’une reprise, il interprète un personnage qui reprend ce titre dingo. Standing ovation et 3ème rappel. “Si tu crois que là-bas, si tu crois qu’il y a mieux pour toi, va, s’il t’en coûte de voir une route, sans l’emprunter, va, on t’oubliera” (“Le mot juste”).

Ce fut une belle soirée de reprise. On en veut plus. Une très belle reprise.

Teddy Ted 1899 Deadstone, un inédit de Forton et Cottarel

Teddy Ted 1899 Deadstone, un inédit de Forton et Cottarel

Un western crépusculaire et nostalgique imaginé par Gerald Forton et Philippe Cottarel (éditions Hibou, 2021)

Par Patrick Ducher

Beaucoup de garçonnets français des Trente Glorieuses [et de fillettes ! ndlr😀] ont forgé leur culture BD avec des illustrés tels que Spirou, Tintin, Mickey mais aussi Pif Gadget. C’est précisément dans les pages de l’hebdomadaire des éditions Vaillant qu’est né « Teddy Ted », un fringant cowboy solitaire. Plusieurs dizaines de récits ont été publiées entre 1963 et jusqu’en 1975. L’éditeur belge Hibou a eu la bonne idée de rééditer plusieurs histoires.

Et voilà que le héros revient dans un récit inédit imaginé par Philippe Cottarel. Ce dernier a proposé un scénario au dessinateur originel (à partir de 1964), Gerald Forton – dont le grand-père Louis a créé les fameux Pieds Nickelés. C’est Bob Morane qui a réuni initialement les deux compères. En effet, Forton a dessiné plusieurs histoires du héros créé par Henri Vernes, notamment « La vallée des crotales » ou « L’Epée du paladin » que le scribe a découvert dans un magazine féminin que lisait sa grand-mère ! Quant à Cottarel, il a imaginé le personnage de « Caro », qui évolue dans l’univers des romans de Richard Colombo, le duo étant adoubé par Vernes en personne.

Philippe Cottarel (g.) et Patrick Ducher (Photo : Yannis Cottarel)

Philippe Cottarel (g.) et Patrick Ducher (Photo : Yannis Cottarel)

« Reprendre un personnage est un processus très casse-gueule » me confiait Philippe lors d’un après-midi passé dans son antre. « Faut-il plaire aux fans, au créateur originel, suivre son instinct… ? ». Justement, l’histoire est née de multiples échanges via Skype et Messenger entre la Normandie – où il réside – et le ranch californien de Gerald.

« Les premiers crayonnés remontent à janvier 2017. Je n’ai consulté qu’assez peu de récits originaux, plus pour m’imprégner d’une ambiance car je ne suis pas un expert du western. Au final, j’ai suivi mon envie : raconter une histoire de cow-boys ! » m’a raconté Philippe. De son côté, Forton est viscéralement attaché à la véracité des postures, des gestes, des mouvements. A 90 ans, le bonhomme continue de monter régulièrement à cheval ! Ce n’est pas n’importe qui : il a été storyboardeur à Hollywood notamment sur les films Prince Vaillant et Toy Story 1.

Là où les récits d’antan de Teddy Ted restaient de facture classique, cette histoire-là est plus « adulte ». Il y a bien sûr des revolvers, des méchants et de belles héroïnes, mais le héros a bien vieilli. Il apparaît nostalgique, voire mélancolique et on en découvre petit à petit l’explication. L’encrage, très appuyé, de Cottarel dramatise la teneur de l’histoire qui se lit avec plaisir.

La BD existe en deux versions : tout d’abord l’édition standard, avec une couverture souple (19€). Je recommande chaudement la (luxueuse) édition cartonnée (79€). L’objet en lui-même évoque les BD d’antan, avec son joli dos toilé rouge. Ensuite, cette édition comprend des ex-libris signés par les auteurs, une interview exclusive réalisée par Rémy Gallart et un album de 60 pages composé du storyboard, du récit crayonné intégralement par Gerald Forton et de divers croquis.

Extrait du story board de Teddy Ted 1899 Deadstone

Un extrait du storyboard

A cet égard, le storyboard donne une « vue de l’intérieur » fascinante sur le déroulé du récit. C’est Forton qui a mis en scène le scénario imaginé par Cottarel qui, ensuite, en a réalisé l’encrage. C’était une première pour Forton. Je recommande personnellement la lecture de l’album en alternance avec le storyboard. On repère ainsi quelques petites digressions microscopiques et pourtant pleines de sens. Nota : on peut commander le storyboard séparément (20€).

Plus d’infos sur le site de l’éditeur (Hibou) :

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