Kandinsky et l’art concret

En écho à notre émission sur www.radio-calade.fr de ce mois de janvier…

La vie d’artiste et de théoricien de l’art de Kandinsky est d’une énorme richesse.  Nous en abordons dans notre émission de janvier sur Radio-calade quelques aspects. Ici, nous aimerions mettre en avant le nom donné par Kandinsky lui-même sur son art : L’ART CONCRET .

Pour cela, nous vous laissons écouter Marie-Laure , médiatrice au musée de Grenoble.

 

 

 

 

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Nous vous souhaitons une excellente année 2017.

Bena et Rego

Le papier comme matériau

Mélanie Bourlon - 2012

Oeuvre de Mélanie Bourlon – 2012

En écho à leur émission Contemp’Art sur Radio-Calade 100.9 diffusée les jeudis à 17 h 30 et les dimanches à 13 heures, Bena et Rego décryptent et parlent d’Art contemporain chaque mois sur Cineartscene. Elles nous proposent pour cette rentrée un focus sur le travail du papier, notamment autour des oeuvres de Joan Skelton Smith

Pour notre émission de ce mois, Contemp’Art sur radio-calade, nous avons découvert avec passion le travail de création à partir du papier que ce soit l’origami, le découpage, le froissage, le collage, la sculpture de papier mâché…

Arrêtons-nous plus particulièrement sur la technique du papier découpé. Cette technique est pratiquée dans plusieurs cultures :

  • En Chine, les « jiǎnzhǐ »,
  • Au Japon, les « kirie »
  • Dans la tradition juive
  • En Allemagne les « Scherenschnitte », et aux Pays-Bas, les« papiersnyden »,
  • En Pologne les « wycinanki »
  • Et enfin, en Suisse.

Cette technique remonte à la nuit des temps, les plus anciens exemplaires retrouvés en Chine date de  la dynastie Han (206 av. J.-C. – 220 ap. J.-C.). Cette occupation a d’abord été une technique méditative puis, un divertissement des classes bourgeoises, avant de se démocratiser et de s’étendre aux campagnes. L’aspect artistique et abordable n’a pas échappé aux créateurs,  Kara Walker et d’autres ont su s’en saisir pour un travail de communication engagé.

Pour revenir à un propos plus local, nous aimerions mettre en avant, sur ce site, le travail de Joan Skelton Smith. Joan est américaine. Elle vit et crée à Jassans-Riottier depuis peu.

Joan, artiste plasticienne, est une femme de cœur et de conviction. Elle a grandi dans le contexte de la guerre froide et ne croit plus  pouvoir compter sur « ceux qui sont censés prendre soin de nous ».

Son arme : un scalpel. Elle découpe le papier en créant des images fortes qui interpellent l’autre, le regardeur. Elle l’entraine au sein de notre monde pour lui rappeler qu’il en fait partie intégrante et espère ainsi, le responsabiliser. Joan croit dans le pouvoir du papier, dans son pouvoir de rester présent, d’être une trace.

Son dernier travail : Trees est d’une grande puissance. Nous nous retrouvons parmi les arbres,  des arbres silhouettes qui nous accompagnent. Joan est restée fidèle au chêne de son enfance qui habite ses souvenirs.

Le papier n’est pas son seul matériaux de prédilection, elle travaille aussi le dessin, la peinture, la vidéo.

En 2015, Joan Skelton Smith a travaillé pour la biennale des droits de l’homme en Catalogne (Poble Vell de Corbera) et a présenté un dessin engagé  au pochoir .

En images, le travail de Joan , le travail d’eric lacan, de li Hongbo et de mélanie Bourlon.

Béna

 

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L’émission Contemp’art d’octobre est à écouter sur Radio-calade 100 .9 le jeudi à 17 h 30, le dimanche à 13 h ou en replay sur émission Contemp’art.

 

 

Les instructions de yoko Ono – MAC de Lyon

Grapefruit-Ono

Le recueil Grapefruit publié en 1964 qui deviendra une des œuvres les plus importantes de l’art conceptuel

En écho à leur émission Contemp’Art sur Radio-Calade 100.9 diffusée les jeudis à 17 h 30 et les dimanches à 13 heures, Bena et Rego décryptent et parlent d’Art contemporain chaque mois sur Cineartscene. Elles nous font découvrir ce mois l’exposition événement de Yoko Ono au MAC de Lyon, prolongée jusqu’au 17 juillet.

Une fois de plus, nous sommes retournées au Musée d’Art Contemporain de Lyon : Le MAC pour cette fois, découvrir l’exposition dédiée au travail de Yoko Ono.

Yoko Ono est née le 18 février 1933 à Tokyo au Japon. C’est une artiste expérimentale, plasticienne, poète, performeur, musicienne, chanteuse, compositrice, écrivain, comédienne et cinéaste japonaise.

Le travail de Yoko Ono débute en 1955 tout d’abord sous une forme classique : Elle peint, écrit de la poésie et de la musique. Mais, rien ne lui parait correct. Elle cherche quelque chose d’autre qu’elle appelle un « acte supplémentaire ».

Le recueil Grapefruit regroupe ses « Instructions »

Elle flirte avec la folie et essaie de ne pas lâcher prise. Elle se plonge dans le monde de son enfance et se lance dans l’écriture de Koans zen ou instructions poétiques et entre ainsi dans l’art conceptuel. Ces instructions seront éditées dans le recueil Grapefruit en 1964 qui deviendra une des œuvres les plus importantes de l’art conceptuel et est très régulièrement réimprimé.

Elle en dira : « Vivre, il n’y a pas de mal à le faire. On nous enseigne à ne pas trop apprendre, à ne pas réfléchir, à ne pas imaginer, à ne pas toucher…

A quoi consistent ces instructions : Yoko Ono nous propose d’être l’acteur, le créateur de notre propre œuvre en suivant ses instructions. Soit c’est le public qui créé l’œuvre dans une démarche interactive, soit ce sont les curateurs. Chaque instruction est donc déclinée dans sa réalisation de manière différente  selon les lieux par les commissaires d’expositions qui s’en saisisse. L’œuvre aura donc toujours la même orientation philosophique mais elle sera à chaque fois unique dans son esthétisme et sa composition   parce que créée par des équipes de musées ou galeries différentes.  Elle est donc sans cesse en évolution.

Elle dirige notre créativité, l’oriente pour nous obliger à être dans le vivant. Pratiquement toutes ses instructions  et poèmes commencent  par un impératif : Sens, écoute, vois, touche, pense, trouve, donne, reste, souviens-toi, imagine. Elle nous oblige à Vivre, à ne pas subir notre vie.

Une belle voie à suivre !

Cet article fait écho à notre émission Contemp’art de juillet à écouter sur Radio-calade 100 .9 le jeudi à 17 h 30, le dimanche à 13 h ou en replay sur émission Contemp’art.

Au plaisir de vous retrouver en septembre .

Bena et Rego

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Lowbrow à la galerie Spacejunk de Grenoble.

m_affiche_lowbrow_800pxEn écho à leur émission Contemp’Art sur Radio-Calade 100.9 diffusée les jeudis à 17 h 30 et les dimanches à 13 heures, Bena et Rego décryptent et parlent d’Art contemporain chaque mois sur Cineartscene. Elles nous font découvrir cette le Lowbrow.

Une nouvelle découverte picturale pour Rego et moi-même. Nous nous sommes rendues à Grenoble, dans une galerie associative : SPACEJUNK . Cette galerie est spécialisée dans le Lowbrow, la pop surréaliste et dans le Street art. Lors de notre visite le « mouvement » Lowbrow était à l’honneur.

Nous voici plongées dans un monde peuplé de personnages très figuratifs,  irréels, à la limite du monde de l’enfance mais toujours avec une dérision, créant par là un malaise. Ils racontent les tourments, les interrogations, les travers de la vie d’adulte souvent avec espièglerie ou sarcasme.

Le lowbrow, ou « lowbrow art », est apparu à Los Angeles en Californie, à la fin des années 1970.

Le terme lowbrow (littéralement « sourcils bas ») a été construit d’après son contraire, le mot highbrow (« sourcils élevé »), qui désigne l’expression faciale hautaine que peuvent prendre les amateurs d’art contemporain sous ses formes les plus élitistes.

Le lowbrow se réapproprie les codes issus des médias populaires tels que les comics, la publicité, le graffiti, le dessin animé et tout ce qui n’est pas considéré comme appartenant au monde des « beaux-arts » classiques. Il est considéré comme faisant partie de la « pop surréaliste ».

La plupart des œuvres lowbrow sont des peintures, mais elles peuvent également utiliser d’autres supports ou techniques : jouets, art numérique, sculpture.

Les artistes Lowbrow, pour la plupart autodidactes, redécouvrent avec passion la technique de l’huile, du dessin, et l’héritage des grandes traditions picturales.

En France, les artistes de la Figuration libre ont emprunté les mêmes références à la pop culture.

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Des artistes les ayant précédés comme  Jean-Michel Basquiat, Keith Harring ou Robert Crumb  les ont largement inspirés.

La première génération américaine se compose de :

Robert Williams : avec  ses œuvres sont assez outrageantes, tournant souvent au vulgaire des personnages de comics américains.

Marion Peck : un univers humoristique s’attaquant à la société moderne, elle transforme le laid en sublime.

Mark Ryden : ses peintures sont très audacieuses, voire violentes, elles explorent la culture pop américaine, on y trouve des personnages aussi mignons qu’inquiétants.

Pour en savoir plus, nous vous proposons quelques images en direct sur le site et un lien vers vidéo sur les œuvres de Ciou , artiste dont vous avez peut-être utilisé les images  reproduites sur une série de timbres pour envoyer votre courrier !

 

Et, pour en savoir plus sur les artistes exposés , nous vous proposons d’écouter notre émission sur Radio-calade soit à l’antenne 100.9  soit en replay sur émission Contemp’art.

 

Bena. Artiste plasticienne.

 

Intrigantes Incertitudes au MAM de St Etienne Métropole

Intrigantes Incertitudes au MAM de St Etienne Métropole

En écho à leur émission Contemp’Art sur Radio-Calade 100.9 diffusée les jeudis à 17 h 30 et les dimanches à 13 heures, Bena et Rego décryptent et parlent d’Art contemporain chaque mois sur Cineartscene

Intrigantes incertitudesJusqu’au 5 juin 2016 le Musée d’art moderne et contemporain de Saint Etienne Métropole présente 42 artistes travaillant le dessin et explorant la question du doute et de l’incertain.

Depuis quelque temps, le dessin est mis en avant au sein de grands salons et expositions : le dessin en tant qu’œuvre d’art et non pas en tant que dessin préparatoire.  Qu’il soit exécuté au crayon, à la plume, au stylo, légèrement coloré ou non, il impose une technique aboutie. Il peut donner une représentation plus ou moins exacte de la réalité, décorative, géométrique, abstraite…

Regarder un dessin demande de prendre du temps, de se l’approprier, d’en chercher les références, d’aller puiser dans des images de l’ordre de l’intime.

Le dessin est la probité de l’art.” écrivait Jean-Auguste Ingres .

Comme toute image, le dessin évolue vers la mise en avant de sujets actuels. Il est le reflet de notre société, de ses joies et de ses tourments.

C’est une exposition à déguster doucement en prenant le plaisir de découvrir le trait et la sensibilité de chaque artiste.

Faisons  maintenant une petite pause  sur les œuvres de Juul Kraijer.
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Juul Kraijer (née en 1970) est une artiste plasticienne néerlandaise dont les principaux médiums sont  le dessin et la photographie. Elle fait parfois des sculptures et des vidéos. .

A Saint Etienne, elle présente des fusains sur papier, ici  de grands formats qui sont intitulés UNTITLED. La taille de ses œuvres varie en fonction de la nécessité de l’intention.

Dans les dessins de Kraijer, l’objet  est toujours la  femme, nue et dépersonnalisée, un archétype ou personnage plutôt qu’une personne en particulier.  Le modèle est parfois multiplié dans des poses variées. Souvent,  le corps humain est combiné avec d’autres créatures ou de phénomènes naturels , entouré par de petits poissons ou des essaims de papillons, fusionnée avec des branches ou parties d’animaux ou des paysages montagneux affichant sur la peau.

Kraijer montre plus que ce qui est strictement nécessaire. Dans chaque image, la figure se dessine sur un fond indéfini, sans rapport avec une notion temps. Pas de coiffure ou de robe appartenant à une période donnée, aucun indice sur un récit. Les postures et les expressions faciales sont volontairement sobres et intensément concentrées. Les personnages sont figés pour l’éternité : Visages et corps sont un véhicule de sens plutôt que des représentations des individus. Les visages impassibles, dans un état de demi-sommeil, semblent exister à une interface entre la conscience de soi et d’auto-extinction. Les images échappent à l’iconographie traditionnelle.

Kraijer crée des images naturalistes qui sont mémorablement étrange.

Elle dit : «Au cours des douze dernières années, je me suis consacré entièrement au dessin. Les dessins échappent à l’iconographie traditionnelle. A sa place, on utilise des sensations physiques donnant accès à l’esprit intérieur. Les corps humains sont reliés à des animaux ou des éléments d’un paysage. Cette fusion des entités est incompatibles avec une vision sereine, en dépit d’être appliquée et crée un court-circuit dans la raison  pour un court instant permettant peut être un aperçu différent. Ce mécanisme est analogue à celui de l’imagerie dans le langage. Chaque dessin contient un trope: une comparaison ou une métaphore « .

Bena & Rego

Pour en savoir plus sur d’autres approches,  écoutez notre émission Contemp’Art , Radio-calade 100.9 les jeudis à 17 h 30 et les dimanches à 13 heures et/ou  en replay

 

Intrigantes Incertitudes au MAM de St Etienne Métropole

Archéologie du présent au MAM de St Etienne Métropole

En écho à leur émission Contemp’Art sur Radio-Calade 100.9 diffusée les jeudis à 17 h 30 et les dimanches à 13 heures, Béna et Régo vous parlent d’Art contemporain chaque mois sur Cineartscene

Archéologie du présent« Pour entrer dans le vif du sujet, avec cette première rubrique, nous avons choisi de vous dire quelques mots sur le travail de 2 artistes vivants, exposés au Musée d’Art Moderne et Contemporain de St Etienne Métropole : Jacques  Villeglé et Claude Levêque

L’un comme l’autre ont travaillé en s’inspirant d’une œuvre ou d’un écrit d’un artiste qui les a précédés dans le temps. Leurs installations sont donc bâties en « référence à », d’où le nom de l’exposition Archéologie du présent.

Pour Jacques  Villeglé, il s’agit de Mémoires le  livre écrit par Guy Debord et pour Claude Levêque de la sculpture dite La Demeure, œuvre d’Etienne Martin.

Chaque installation a été créée in situ  et par là même font l’objet d’une présentation unique, jusqu’au 22 mai pour Mémoire de Jacques  Villeglé, et jusqu’en  janvier 2017 pour l’exposition Archéologie du Présent , dans laquelle se trouve  l’œuvre de Claude Levêque

Pour fêter ses 90 ans, Jacques  Villeglé a donc décidé de s’emparer de Mémoires et de reproduire sur les quatre murs de la salle, avec des lettres de l’alphabet socio-politique de son invention, les notations que comportent quatre fragments empruntés au livre. C’est un moyen détourné pour lui de parler du temps et de revenir sur son passé.

Claude Levêque quant à lui, va disposer les fragments de l’œuvre de Etienne Martin, créant un désordre dénommé Tempête, sous le regard de cages d’oiseaux vides et baignant dans une ambiance sonore inquiétante. Le regardeur est mis en situation de découverte archéologique dans un paysage désolé. La notion du temps qui passe est aussi évoquée.

Pour en savoir plus,  nous vous invitons à écouter l’émission Contemp’Art sur RADIO CALADE »

Renseignement sur le MAM de St Etienne Métropole

 

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