Au moment où le cinéma Les 400 Coups va devenir un ilot de résistance – une salle de proximité restée seule après la fermeture du Rex et de l’Eden face à un mastodonte hypermarchandisé – il a la bonne idée de proposer une soirée spéciale Faire du cinéma à tout prix – Ou Le cinéma en 3D (Démerdard, Dissident et…Désespérément optimiste !), vendredi 27 octobre à partir de 18h30. Ceci dans le cadre des toujours délicieuses, mais trop rares, soirées Les vendredis font mauvais genre !

A travers deux documentaires courts et percutants, nous nous retrouverons aux deux bouts de la chaine, la création et la diffusion :

A 18h30 : Un diffuseur diffusé avec le film de Alexandru Belc, Cinéma mon amour

En 1989, il y avait plus de 400 cinémas en Roumanie. Aujourd’hui, il en reste moins de 30. C’est l’histoire d’un combat. Celui de Victor, directeur de cinéma depuis plus de 40 ans et cinéphile militant, qui se bat au quotidien avec ses deux employées pour tenter de sauver sa salle, l’une des dernières de Roumanie. Baigné entre nostalgie et rêves d’avenir, Victor tente de résister avec passion. Durée 1h10

A 20h30 : Un filmeur filmé avec le film de Sonia Kronlund, Nothingwood

À une centaine de kilomètres de Kaboul, Salim Shaheen, l’acteur-réalisateur-producteur le plus populaire et prolifique d’Afghanistan, est venu projeter quelques-uns de ses 110 films et tourner le 111ème au passage. Ce voyage dans lequel il a entraîné sa bande de comédiens, tous plus excentriques et incontrôlables les uns que les autres, est l’occasion de faire la connaissance de cet amoureux du cinéma, qui fabrique sans relâche des films de série Z dans un pays en guerre depuis plus de trente ans. Nothingwood livre le récit d’une vie passée à accomplir un rêve d’enfant. Durée : 1h25

Rappelons que Les vendredis font mauvais genre propose régulièrement une soirée double programme à tarif préférentiel et unique : 9 € la soirée complète

A l’honneur des films de genre méconnus, cultes, décalés, bis, loufoques, étranges…ou tout cela à la fois !

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