Rencontre avec Hubert Haddad

Hubert Haddad

L’écrivain Hubert Haddad à la librairie des Marais

La librairie des Marais a été reprise en aout par Bertrand Lamure. Elle faisait sa rentrée littéraire du 15 au 17 septembre en 3 étapes : inauguration officielle, très festive, et  riches rencontres avec 2 auteurs, Hubert Haddad et Marie Hélène Lafon. Focus sur Hubert Haddad.

Romancier, poète, peintre, historien de l’art, Hubert Haddad, auteur d’une oeuvre foisonnante, dont Palestine (Prix Renaudot Poche, Prix des cinq continents de la Francophonie), Peintre d’éventail (Prix Louis Guilloux, Grand Prix SGDL de littérature pour l’ensemble de l’œuvre), ou Théorie de la vilaine petite fille a présenté son nouvel ouvrage Coïncidences exagérées dans la collection « Traits et portraits » aux Editions Mercure de France.

Dirigée par Colette Fellous, cette collection accueille écrivains, poètes, cinéastes, peintres ou  créateurs de mode. L’exercice : un autoportrait fait de textes et de dessins, d’images, de photos… Hubert Haddad y parle du 17 septembre 1970, ce jour où sa vie a basculé. Comme un foudroiement, alors qu’il avait voulu mourir, il a su qu’il allait écrire. Et ce même jour, il a rencontré le poète Élie Delamare-Deboutteville, qui allait être très important pour lui.

Ce qui m’intéresse, explique-t-il, c’est l’imaginaire. Mais parfois il faut savoir se retourner sur soi. Revenir sur sa vie est difficile mais pour un écrivain rien n’est dur… parce que plus c’est dure plus c’est intéressant ! L’écriture est une aventure, une défenestration. Il faut toujours aller plus loin, oublier ce qu’on a déjà fait…

Grand érudit, immense connaisseur de la littérature et de la poésie du XXe siècle, pionnier des ateliers d’écriture, Hubert Haddad, a aussi livré son point de vue sur l’écriture. Selon lui, un écrivain qui sait précisément où il va doit changer de métier : quand on commence un livre, on a des idées, des perspectives, bien sur, mais le roman doit avoir sa vie propre. On doit être dans l’attente de l’imprévu. Ce qui compte c’est de tenir le cap. Et la composition, comme pour un tableau. La réalité, c’est quand on est fatigué. L’essentiel, c’est la métaphore.

Emmanuelle Blanchet

Hubert Haddad en portrait chinois

  • Si vous étiez un roman ? Les Frères Karamazov de Dostoïevski
  • Si vous étiez un héros de littérature ? Poil de carotte
  • Si vous étiez un signe de ponctuation ? L’idéal est qu’il n’y en ait pas !
  • Si vous étiez une lettre ? Le i
  • Si vous étiez un mot ? Vie
  • Si vous étiez un verbe ? Etre
  • Si vous étiez une heure de la journée ? 19 heures
  • Si vous étiez un des cinq sens ? La vue
  • Si vous étiez une œuvre d’art ? Une des Leçons des ténèbres de Couperin
  • Si vous étiez une chanson ? Le bal chez Temporelle, d’après un poème d’André Hardellet

 

 

Libraire des Marais

Le librairie des Marais, pour sa soirée d’inauguration